Édition internationale

AERIEN- Les erreurs humaines à l’origine du crash de l’avion d’Air Algérie

Écrit par Lepetitjournal Alger
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 juillet 2015

Une série d'erreurs «tragiques» commise par les pilotes a conduit au crash de l'avion d'Air Algérie AH5017 Ouagadougou-Alger, le 24 juillet 2014,  qui a coûté la vie à 116 passagers.
Le crash de l'avion d'Air Algérie AH5017 Ouagadougou-Alger, le 24 juillet 2014, est dû à des erreurs humaines. Une série d'erreurs «tragiques» commise par les pilotes a conduit au drame qui a coûté la vie à 116 passagers. C'est les conclusions d'une enquête judiciaire française sur l'accident de l'avion d'Air Algérie dévoilées, jeudi 2 juillet, et reprises par la presse française.
Selon la même source, le McDonnell 83, affrété par Air Algérie auprès de la compagnie espagnole de leasing Swiftair, transportait 116 personnes, dont 54 Français, s'est écrasé à cause d'un oubli ou d'une négligence des pilotes qui n'ont pas activé le système antigivrage des sondes moteur, alors que la température extérieure et la zone humide traversée requéraient sa mise en place. Cette erreur a entraîné, concluent les enquêteurs, une baisse de la poussée des moteurs, qui n'a pas été non plus détectée par les pilotes.
Le Bureau d'enquêtes et analyses (BEA) avait déjà annoncé, en avril dernier, que l'équipage n'avait vraisemblablement pas activé ce système, conduisant au dysfonctionnement de certains capteurs. Deuxième erreur : le pilote aurait tiré le manche en arrière, au lieu de le pousser en avant, ce qui a amplifié le décrochage de l'appareil.
Par ailleurs, les familles des victimes ont été surprises d'apprendre que le pilote et le copilote étaient des saisonniers. Durant six mois de l'année, ils exerçaient un autre métier. Les deux hommes étaient pourtant expérimentés. Le pilote avait cumulé 12 000 heures de vol, et le copilote 7 000. Mais le simulateur de vol sur lequel l'équipage s'entraînait en Espagne n'était «pas exactement celui de l'avion».
En plus, selon la presse française, si le pilote et le copilote possédaient une expérience importante, ils n'avaient à leur actif qu'un seul vol en Afrique, où les conditions météorologiques sont particulières. C'est notamment le cas dans la zone où s'est produit le crash. «Pendant l'été se produit ce que l'on appelle, dans cette zone, l'hivernage (temps chaud et humide). Le front tropical remonte et se trouve à la hauteur de la bande du Sahel, là où a lieu l'accident», expliquent les juges d'instruction.
De plus, le personnel navigant était sans doute fatigué, en raison de l'enchaînement des vols à un rythme soutenu. Ils n'étaient pas revenus à leur base depuis un mois. Pire, ce 24 juillet, c'est l'équipage qui s'est occupé de charger les bagages, en l'absence de personnels au sol spécialisé à Ouagadougou.
L'autre erreur est que les pilotes n'avaient pas de données météorologiques actualisées. Au décollage, le bulletin à leur disposition correspondait à des conditions antérieures de 2h30. 
Amar Chaabane (www.lepetitjournal.com/alger) vendredi 3 juillet 2015

lepetitjournal.com Alger
Publié le 3 juillet 2015, mis à jour le 5 juillet 2015
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos