Vendredi 14 août 2020

Écologie : la Côte d’Ivoire sème son avenir

Par Anaïs Bernadine | Publié le 03/07/2020 à 05:00 | Mis à jour le 03/07/2020 à 05:00
abidjan

En Côte d’Ivoire, l’ONG IECD développe l’agroécologie dans la zone de Yamoussoukro grâce au projet TAMCI.

 

 « L’Afrique est la poubelle de l’Occident ». Cette phrase répétée encore et toujours reflète le simple acte de donner au dit « tiers-monde » : composants défectueux, soins médicaux périmés ou encore produits phytosanitaires dangereux pour l’homme et l’environnement. Avec beaucoup d’optimisme le projet TAMCI, orchestré par l’ONG IECD, s’est mis en place. Ce projet développe une agriculture qui se veut en harmonie avec la nature.

 

La Côte d’Ivoire a longtemps délaissé l’agriculture maraichère et privilégié le commerce du cacao et de café. Depuis quelques années, le pays se tourne à nouveau vers le marché des fruits et légumes sur son territoire. Mais l’utilisation de produits dangereux pour la santé retient les consommateurs d’acheter ces productions. L’IECD développe uniquement en Côte d’Ivoire son projet : TAMCI. Il accompagne les producteurs dans une transition de production plus respectueuse de l’environnement.

 

Dans la zone de Yamoussoukro, capitale administrative, les agriculteurs suivent des formations pour contourner les produits chimiques avec l’utilisation des biopesticides : le neem contre les insectes, la papaye contre les champignons et bien d’autres encore. La grande majorité des agriculteurs sont réceptifs au projet et certains ne travaillent plus avec des intrants chimiques.

 

Pour diffuser plus rapidement ces pratiques agro-écologiques, des expérimentations et démonstrations sont menées par des producteurs relais dont le rôle est de mettre en valeur et former leurs confrères.

 

L’apparition du Sars-Cov2 sur le continent, et le confinement partiel de la Côte d’Ivoire dû à quelques cas, a augmenté les ventes des légumes de l’IECD. Les citoyens ayant pris peur, ils ont commandé leurs paniers pour se faire livrer directement chez eux. Malgré cette pandémie, le projet continue et les conseillers suivent toujours les agriculteurs en respectant les gestes barrières.

 

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Anaïs Bernadine

Jeune journaliste curieuse et avide d’aventure ! Un mélange intéressant, parfois surprenant.
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