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Johannesburg, une ville qui marque nos sens et alimente nos futurs souvenirs

Parmi les caractéristiques d’une ville, on oublie parfois de s’intéresser à certaines particularités, en arrivant. Les contraintes de l’installation, la multiplicité des choses plus importantes à réaliser, laissent peu d’occasion pour capter des éléments annexes mais omniprésents, comme les odeurs et les sons qu’elle diffuse.

Ibis Hadeda à Johannesburg Ibis Hadeda à Johannesburg
Ibis à Johannesburg par Roshan Dahde
Écrit par Philippe Petit
Publié le 19 septembre 2026

Les parfums et les odeurs de Johannesburg

Chaque ville du monde possède des particularités.

Le nouvel arrivant les découvre assez vite, d’abord avec les yeux. L’architecture, la verdure, les encombrements, les lieux à voir. Tout cela est perçu dès l’arrivée, et cela devient vite notre paysage quotidien… bientôt on ne le remarquera même plus.

Les odeurs et les parfums nouveaux étonnent aussi au départ. Chaque ville a une signature olfactive, différente selon les quartiers et l’environnement. Le parfum des fleurs du frangipanier ou de l’Ylang-Ylang rappelle Bali. Celui du jasmin fait songer à Grasse. Le parfum du vétiver flotte aux Cayes, en Haïti.

Johannesburg est une ville où les odeurs sont multiples. Celle de la fumée du braaï ou du parfum de la végétation resteront imprimés dans la mémoire, et nous rappelleront cette ville quand on en sera loin. Et quand les doux parfums des feuilles des figuiers nous enchantent, il faut s’y attarder quelques instants, tout simplement pour en profiter.

 

Figuier Johannesburg

 

La voix et les sons de Johannesburg 

Les sons font également partie des caractéristiques propres d’une ville.

Quand on pense à Port au Prince, les musiques des bandes de carnaval, le piaillement enjoué des marchandes dans les marchés reviennent en mémoire. À Brazzaville, le son largement amplifié des églises évangéliques, le couinement des sirènes des cortèges officiels, ou les airs de rumba viennent immédiatement à l’esprit.

Ce qui marque, en arrivant à Johannesburg, et qui nous accompagnera pendant tout le séjour, c’est le chant permanent des myriades d’oiseaux. La plupart nous offrent ce qu’on attend des chants d’oiseaux, c’est-à-dire des mélodies agréables douces à l’oreille.

 

Mais nous sommes aussi surpris par le son de crécelle des ibis hadeda. Ils nous réveillent en fanfare à 5 heures du matin… On ne s’y habitue jamais vraiment. On sursaute toujours en entendant ces cris rauques qui ressemblent à des grincements de portails aux gonds mal huilés. Mais ils sont comme une signature de la ville.

Il existe aussi d’autres sons qui font le quotidien. Sans vouloir en dresser une liste exhaustive, le vrombissement des voitures aux échappements libres, qui font la course le soir sur Jan Smuts, le bruit répété des hélicoptères qui survolent régulièrement la ville, le ronronnement des moteurs des tondeuses font partie du paysage sonore quotidien.

Le fracas des orages d’été, aux coups de tonnerre impressionnants, annonce la fin de l’hiver et du froid.

Le silence feutré, dans certains quartiers, est une surprise agréable pour les urbains que nous sommes.

 

Une ville comme Johannesburg propose une palette d’expériences multiples. Elle offre des découvertes qui resteront gravées, de bons souvenirs et des sensations plus mitigées. Le cri des ibis, le fumet du braaï, auxquels s’ajoute la touche de mauve des jacarandas sont des marqueurs uniques de la ville.

Ces perceptions sensorielles auxquelles on ne prête plus trop attention rendent cette ville attachante. Et mémorable.

 

Lepetitjournal.com/Johannesburg & Cape Town

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