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VIVRE A TURIN – To-bike or not To-bike?

Par Lepetitjournal Turin | Publié le 22/01/2013 à 00:01 | Mis à jour le 21/01/2013 à 12:53

 

En paraphrasant Hamlet, c'est la question que se posent les Turinois au moment de choisir un moyen de transport pour leurs déplacements urbains. N'en déplaise au prince de Danemark, ce questionnement n'a ici rien de métaphysique. Il concerne plutôt le service de vélos en libre-service To-bike, qui connaît un succès grandissant depuis son lancement. Joies et douleurs des utilisateurs : témoignage d'une famille de To-bikers convaincus

To-bike or not to-bike ? Invité à prendre position sur la question, Gilles n'a pas une seconde d'hésitation : "To-bike, sans aucun doute !". Installé à Turin depuis plusieurs années ? c'est l'amour qui l'y a poussé, sa femme est italienne - père de quatre enfants, pour lui l'irrésolution qui hantait Hamlet dans son célèbre monologue n'a pas lieu d'exister ! Utilisateur du service To-bike qu'il qualifie de "très pratique", c'est seulement après avoir fait le point avec toute sa famille qu'il répond à nos questions.
Mais commençons par le début?

Mode d'emploi : To-bike pour les nuls
Le concept est simple. Il s'agit d'un système de location de vélos en libre service, comme celui de Vélib à Paris ou de Vélo'V à Lyon, par exemple. Pour l'utiliser, vous devez souscrire un abonnement : plusieurs formules sont proposées, la plus intéressante étant bien sûr l'abonnement annuel (dont le montant s'élève à 25 euros). L'inscription peut se faire sur internet (vous recevrez alors votre carte par la poste) ou directement en vous rendant via Santa Chiara, 26F. Après avoir obtenu la carte d'abonnement de votre choix, cherchez la station la plus proche, passez la carte sur la borne, attendez le troisième signal sonore, retirez votre vélo et? montez en selle ! Au moment de restituer votre vélo, suivez la procédure inverse et accrochez votre vélo au point d'attache de la station de votre destination.
(pour en savoir plus, vous pouvez également consulter notre article paru en juillet 2011 On a testé pour vous ? Les vélos en libre service à Turin)

Les tribulations d'un To-biker
Episode 1 ? Où mettre mon vélo ?
Avoir la possibilité d'utiliser au quotidien ce moyen de transport économique et écologique, pour Gilles c'est le bonheur ! "La première demi-heure d'utilisation du vélo est gratuite, et puisque les déplacements ne dépassent que très rarement les trente minutes, le prix proposé est vraiment intéressant, notamment pour une famille nombreuse". Mais il y a aussi le revers de la médaille. To-bike a été très rapidement victime de son succès, ce qui complique parfois la vie de ses utilisateurs. "Bon nombre de stations sont dévalisées à certains moments de la journée, le centre se vide le soir vers la périphérie et le matin c'est l'inverse. Il m'est déjà arrivé de ne pas trouver de vélo à la station de mon choix? mais aussi de ne pas pouvoir le restituer parce que le râtelier était plein !" Que faire alors dans ce cas-là ? Pour venir au secours des To-bikers malchanceux (et à condition qu'ils possèdent un smart phone?) sachez qu'il existe une application spéciale où trouver un plan indiquant comment rejoindre la station la plus proche, le nombre de vélos disponibles, le nombre de places libres et le nombre de points d'attache hors service.

"On se demande parfois ce que les gens font avec leur vélo" s'interroge Gilles. "Parfois on tombe sur un vélo défectueux, mais il suffit d'appeler le numéro vert pour que la réclamation soit prise en compte"

Episode 2 ? Etre To-biker, le métier le plus dangereux au monde
Circuler à vélo à Turin, c'est un sport dangereux? A cause des automobilistes, bien sûr. Mais les cyclistes aussi ont leur part de responsabilité :  "Certains cyclistes pensent avoir tous les droits, ils brûlent les feux par exemple, ou ils ne font pas attention aux sens uniques. Via Bertola, que je considère comme l'autoroute des vélos, est particulièrement dangereuse? Là, on se sent à l'abri de tous les dangers, le passage est surélevé, les vélos circulent à double sens, on a une telle liberté ! Au point que bien souvent on oublie de faire attention au stop?". Sans parler du port du casque qui devrait être obligatoire en ville? Autre problème : "Les pistes cyclables qui s'arrêtent au milieu de la nature". Ce qui, dans ce cas précis, n'est pas la verdure mais le goudron? "Via Cavour par exemple : la piste cyclable est en descente, très agréable, et puis, au niveau de la place Valdo Fusi, elle disparaît". Puisque le service To-bike est très apprécié par les Turinois, pourquoi ne pas envisager d'étendre le réseau de pistes cyclables en ville ?

Une suggestion pour améliorer le service ?
Proposer une formule spéciale pour les touristes, en vente à l'Office de Tourisme.
Et créer des zones de parking gratuites pour les To-bikers en correspondance d'un certain nombre de stations, en bas de la colline par exemple, pour encourager les automobilistes à laisser leur voiture au profit des deux roues. N'oublions pas que Turin détient un triste record en termes de pollution?

Luisa Gerini (www.lepetitjournal.com/Turin) mardi 22 janvier 2013

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