Édition internationale

UNIVERSITE – Un Master binational Lyon-Turin en Communication internationale

Écrit par Lepetitjournal Turin
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 7 mai 2013

Depuis 10 ans, les Universités de Turin et de Lyon 3 ? Jean Moulin proposent une formation d'excellence dans le domaine de la communication internationale. Ce Master vise à former des professionnels bilingues, sensibilisés à l'interculturalité et immédiatement opérationnels dans les métiers de la communication et du commerce international. Olivia Galisson, lectrice à l'université de Turin, s'entretient avec quelques étudiantes  de première année. Partage d'expérience entre fou-rires et réflexion.

Olivia Galisson : Au terme de cette première année de Master, pouvez-vous dire ce que cette expérience a pu vous apporter, pour les Françaises qui ont dû déménager, changer de pays, mais aussi pour les Italiennes qui ont ainsi été en rapport étroit avec des "étrangères",  des Françaises, tout au long de l'année ?
Charlotte : Vivre dans un autre pays, c'est déjà une nouvelle expérience, qui permet d'apprendre de nouvelles choses, par rapport à la culture...
Valentine : ? et puis du point de vue linguistique, on est toujours en contact avec l'italien, on a des cours en italien...
Simona : Je suis très heureuse de faire partie de la binationale et j'espère que Lyon sera encore  mieux. Je suis heureuse d'avoir rencontré les Françaises, et cela me permet de parler un peu français, même si nous avons parlé beaucoup italien parce que nous sommes ici, mais l'année prochaine, nous parlerons français.

Est-ce que vous sentez les progrès que vous avez pu faire ?
Oui (unanime).

Comment vous en rendez-vous compte ?
V. : En regardant "il telegiornale", on comprend mieux, même quand ils parlent vite.
C. : On s'en rend compte un petit peu tous les jours. On parle plus spontanément.

La ville de Turin correspond-elle à ce que vous aviez imaginé ?
C. : Pour moi, non. J'avais une image un peu négative de Turin, en fait. Je me disais, c'est industriel, ce n'est pas une des plus jolies villes d'Italie mais en fait je trouve ça super beau. J'ai été vraiment agréablement surprise.

Quelles difficultés avez-vous pu rencontrer ? Cela n'a peut-être pas été toujours facile, notamment à l'arrivée,  au début... d'être éloigné de sa famille.
Silence. Non. (Unanime. Rires).
V. : Surtout de ses amis.

Vous avez trouvé votre logement facilement ?
C. : Avec Valentine, on a eu de la chance. On connaissait les ex-locataires. On les a connus à la fac à Chambéry, c'étaient des amis d'amis.

C'est le réseau européen qui fonctionne. ..
Lysiane et Agathe : Nous avons eu une chambre dans la résidence universitaire du Collegio Einaudi.  Ce sont des conditions de vie géniales et la vie sociale y est assez intense.
Johanna : J'ai envoyé un message sur le site de notre groupe de Langues Etrangères Appliquées de l'Université de Lyon 3, pour dire qu'on laissait un appartement, une place de libre.
V. : Mon propriétaire, depuis trois ans, n'a eu que des Français et il est très content.  
Stellina : Ma colocataire, qui est aussi propriétaire de l'appartement, veut des Français de la Binationale. Elle ne veut pas d'Erasmus...

Dans la manière de travailler italienne, qu'est-ce qui vous a étonné agréablement et moins agréablement ?

S. : Le fait de devoir s'inscrire à chaque examen. On n'avait pas à le faire à Lyon, on était inscrit automatiquement.

Quelques petits déboires ? Des moments de stress ?
V: Avec le statino (un formulaire à remplir et à signer après un examen, NDLR), on ne savait pas trop. Je ne savais pas qu'il fallait imprimer les feuilles, le faire remplir.
S. : Moi c'est Noemi qui m'a dit qu'il fallait imprimer le statino, alors que je me disais, maintenant qu'il y a la smartcart...
J.:  Pas de statino, pas de note, pas d'examen.

Et du point de vue du contenu, de la forme des cours ? Est-ce qu'il y a de grandes différences ?
L. : En France, la formation est davantage tournée vers le commerce, le droit et l'économie. Ici, c'est plus les langues qui sont approfondies.
V. : En France, la formation est plus économique, et ici, c'est plus linguistique.
S. : Dans ma fac, nous avions des cours magistraux et des TD d'application. Moi ça m'aidait énormément à retenir parce qu'on mettait en ?uvre ce qu'on avait appris. Ici, ça n'existe pas et c'est un peu dommage.

Et ce qui vous a été utile, les choses nouvelles que vous avez découvertes ici ?
J. : On n'avait pas fait de Droit international. C'était tout nouveau.
C. : Le marketing, on n'en avait déjà fait l'année dernière mais en anglais. Cette année, on l'a fait en italien.

En France, toutes ces matières, Droit, Gestion, Economie, vous les aviez en italien ?
V. : Oui, on en avait autant en italien qu'en anglais, alors que cette année on a beaucoup de français et assez peu d'anglais.

Ce serait pour vous le point négatif.
V. : Oui, pour l'oral par exemple, on ne l'a pas beaucoup pratiqué. On s'est concentrés sur l'italien.
S. : Je viens de l'école de traduction de Forlì, nous avions 12 heures d'anglais par semaine. J'ai passé un an en Angleterre l'année dernière, et je n'ai pas beaucoup pratiqué cette année.  

Qu'est-ce qui vous a déçu ? Qu'est-ce que vous auriez aimé ?
S. : J'aurais voulu faire plus d'économie.  

Qu'est-ce que vous aimeriez dire à de futurs étudiants, français ou italiens ?

S. : Pour les Italiens, le gros avantage, c'est que l'année prochaine à Lyon, ils vont terminer les cours fin janvier et qu'ils auront du temps pour faire leur stage. Alors qu'en restant ici, il devront le faire entre la première et la deuxième année. Ils pourront le faire sur une période beaucoup plus longue, sur une période de 6 mois. Et être à l'étranger pour un stage de 6 mois, c'est faisable, vraiment très faisable. Alors que 3 mois, c'est difficile. C'est aussi difficile de trouver un appartement à l'étranger uniquement pour trois mois.
S. : Pour les Italiens, c'est vraiment très bien.
C. : Même pour les Français ! Je trouve que c'est très important de faire un stage dans son cursus. En France, on nous laisse le temps de faire un stage et ça c'est un atout. Parce qu'on peut mettre notre stage sur notre CV.
S. : Et aussi au final, sur deux ans de Master, on passe un an et demi à l'étranger. Et ça c'est génial. Sur les trois ans de licence, j'avais passé quatre mois à l'étranger. C'est vraiment pas beaucoup.

Qu'est-ce qui vous a marqué le plus ?
Le monde dans les rues le dimanche. (ires)
L. : Dans les rues, sur la Piazza Castello, il y a toujours de l'animation.
J. : À Lyon, ce n'est pas comme ça le dimanche. Les gens sortent moins.

Est-ce que vous savez déjà ce qui va vous manquer de Turin ?
La nourriture (à l'unanimité)
S. : Le ciao. Les Italiens disent toujours ciao. Ça va me manquer. En France, on ne le dit pas trop. Sauf peut-être pour dire au revoir.
Propos recueillis par Olivia Galisson (www.lepetitjournal.com/Turin) mardi 7 mai 2013

Master binational Lyon-Turin en Communication internationale :
Università degli Studi di Torino - Université Lyon 3 ? Jean Moulin

Les préinscriptions sont ouvertes !

10 ans d'existence, 50 diplômés
7 étudiants français et 7 étudiants italiens recrutés pour 2013-2014
2 ans de formation = 2 semestres à Turin, 1 semestre à Lyon, 1 semestre de stage à l'étranger
1 langue obligatoire (français)
2ème langue au choix parmi 5 langues : allemand, anglais, espagnol, portugais, russe
plus de 95% d'employabilité
1ère catégorie dans le classement AERES

Ce Master, sanctionné par un diplôme reconnu dans les deux pays, est classé en catégorie A par l'AERES (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) en raison du taux très élevé d'insertion de ses diplômés dans le monde du travail et de l'orientation professionnalisante de son parcours.
La première année se déroule à Turin pour tous les étudiants (semestre 1 et 2). Après un troisième  semestre passé à Lyon, les étudiants terminent leur parcours théorique et professionnel dans les domaines linguistique, juridique et économique par un stage de 6 mois en entreprise dans un pays dont la langue est   étudiée.

Les candidatures sont ouvertes aux étudiants titulaires d'une Laurea Triennale (classe 12 mais aussi 11 et 15) et en possession de 18 crédits minimum en langue française, du même nombre de crédits en langue anglaise, allemande, espagnole ou russe et de 8 crédits en économie.
Les candidats, sélectionnés sur dossier, seront convoqués au mois de juin pour des épreuves de sélection portant sur les disciplines linguistiques, économiques, juridiques et en gestion.

Responsable italien : Marie-Berthe Vittoz
Présidente du Corso di Studio Magistrale
Département de Langues et Littératures étrangères et Cultures Modernes
Palazzo Badini Confalonieri
Via Verdi, 10 - 10123 Torino
tel. 011 6702153 fax. 0116702033
mail : marie.vittoz@unito.it
Date limite d'envoi du dossier de présélection : 31 mai.
Informations et prérequis : cliquez ici
Fiche de candidature : cliquez ici

Publié le 6 mai 2013, mis à jour le 7 mai 2013
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