Édition internationale

LAURENCE AGLIETTA – Une histoire italienne… et turinoise

Écrit par Lepetitjournal Turin
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 novembre 2013

Ouverte, chaleureuse et sympathique, cette Française originaire de Chambéry a posé ses valises à Turin en 2011. Le temps de prendre ses marques et de découvrir la ville, elle ne perd pas son temps et s'engage dans l'association Flam Turin dont elle épluche les comptes avec rigueur et attention. Cependant, l'austérité n'est pas dans son tempérament ! Elle nous livre aujourd'hui sa vision de Turin.


Lepetitjournal.com : Quand commence votre expérience italienne ?
Laurence Aglietta : C'est une histoire qui a déjà 20 ans. J'ai quitté Paris en 1993 pour suivre mon mari milanais expatrié par une multinationale française, dans sa ville natale. L'intégration commence par le rituel du café ?ristretto? tous les matins avant l'apprentissage de la langue ! Milan est une ville chaotique, mais qui propose d'innombrables opportunités tant sur le plan culturel que professionnel. Les années passent, mon italien s'est amélioré et je me suis plutôt bien adaptée au régime pasta/risotto/pizza.

Après Milan, nouveau changement?
L'an 2000 se profile avec quelques changements professionnels. D'expatriés nous devenons résidents et nous déménageons à Padoue. C'est une ville magnifique, elle est surtout célèbre pour la basilique Saint-Antoine et la chapelle de Giotto, chef-d'?uvre de la peinture italienne. Je passe onze ans à m'essayer au dialecte local, sans grand succès. La langue italienne est bien plus belle ! Une nouvelle opportunité professionnelle se présente alors pour mon mari et nous revoilà dans les cartons. C'est plutôt une bonne nouvelle pour toute la famille. Nous nous installons à Turin pendant l'été 2011.

Quelles ont été vos premières impressions en arrivant à Turin ?

(photo kit Città di Torino)

Je ne connaissais pas du tout cette ville, mais pour moi chaque déménagement est une aventure. Je l'ai découverte en sillonnant à pied chaque quartier lors de ma recherche de logement. Et j'ai vraiment été impressionnée. C'est une ville majestueuse, élégante et très verte. Turin a une taille humaine, il est impossible de s'y perdre. Il y a trois éléments fondamentaux qui font que, pour moi, cette ville est différente : les Alpes, la colline et le Pô (et je ne parle ni d'histoire et ni d'architecture, car il faudrait un roman). C'est un écrin posé entre les Alpes et la colline, dominée par Superga. Le fleuve Pô qui la traverse transmet une grande sérénité.

Quels sont vos endroits préférés ?

J'aime me balader le long du Pô. Je traverse toute la ville, d'un côté et de l'autre du fleuve. J'ai presque l'impression d'être à la campagne. Et puis lorsque je peux et qu'il fait très beau, je monte tout en haut de la Mole Antonelliana. J'adore avoir une vision panoramique de la ville. J'ai aussi un petit faible pour le début de corso Francia : je trouve le style Liberty intéressant. Enfin, je trouve que toutes les places sont belles : Piazza Vittorio Veneto, en particulier, est très imposante et très animée le soir.

A Turin, vous appréciez surtout?
Ce que j'aime de la vie turinoise, c'est son énergie. Il s'y passe toujours quelque chose. C'est une ville en mouvement. D'un point de vue culturel, elle n'a rien à envier à Milan. J'ai aussi découvert la gastronomie piémontaise ! Il n'y a rien à dire, les Piémontais sont vraiment très forts. Toutes ces spécialités, c'est un vrai bonheur. Vive le mouvement Slow Food !

Si Turin était...

Une couleur : le vert pour les nombreux parcs
Un animal : un papillon, à l'instar de la ville qui est sortie de sa chrysalide depuis les Jeux olympiques d'hiver de 2006
Une ambiance : un café avec un chocolat ou un marron glacé
Un sport : l'aviron. Il y en a toujours sur le Pô et c'est très élégant, très turinois
Un défaut : la discrétion. Surprenant ? Non : certes, c'est une qualité. Les Turinois ne sont pas "tape à l'?il", ils sont discrets et réservés. Mais c'est aussi un défaut parce que Turin mériterait vraiment une dimension internationale au même titre que Florence, Venise ou Rome
Une odeur : la mousse, l'humidité du fleuve
Un mets : le Brasato au Barolo, bien sûr !

Propos recueillis par Christine Correale (www.lepetitjournal.com/Turin) mercredi 6 novembre 2013

Publié le 5 novembre 2013, mis à jour le 5 novembre 2013
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