

L'année 2010 n'a pas été de tout repos : la crise économique s'est doublée en Italie d'une crise politique durable, ponctuée par les scandales et les démissions. Mais aussi société, sport, culture : voici un bref rappel des faits marquants de l'année 2010 en Italie
A comme Avetrana. Au mois d'août un fait divers sordide, l'assassinat de Sarah Scazzi, fait la une de la presse. L'affaire met en évidence les déviances morbides de l'acharnement médiatique.
B comme Silvio Berlusconi. Affaibli par les scandales, en difficulté politiquement, il a réussi à éviter la débâcle in extremis lors du vote de confiance à la Chambre le 14 décembre.
C comme Francesco Cossiga, ancien président de la République, qui décède le 17 août à l'âge de 82 ans.
D comme démissions en série : Nicola Cosentino, sous-secrétaire d'état à l'Economie, est accusé de collusion avec la Camorra ; le ministre de l'Industrie Claudio Scajola, éclaboussé par un scandale portant sur l'attribution douteuse de marchés publics ; le ministre Aldo Brancher : peu de temps après avoir été nommé, il avait décidé de faire jouer la loi de "l'empêchement légitime".
E comme énergie. La construction de la première centrale nucléaire en Italie devrait commencer avant 2013.
F comme Gianfranco Fini, qui crée un nouveau parti, Futuro e Libertà. Pendant l'été, on ne parle que de lui et de l'appartement monégasque de son ancien parti, Alleanza nazionale, utilisé par son beau-frère.
H comme hôpitaux. Les dépenses de santé des régions sont au centre d'un projet de réforme dans le cadre de la mise en place du fédéralisme fiscal.
I comme intrattenimento. Depuis 60 ans, le festival de Sanremo est un rendez-vous incontournable. Présenté par Antonella Clerici, il a vu la victoire de Valerio Scanu au milieu des polémiques sur le télévote.
J comme justice. Adoption de la loi sur "l'empêchement légitime" qui permet une suspension temporaire des procès pour le président du Conseil et ses ministres.
K comme le lycée Keplero où, pour la première fois en Italie, un distributeur de préservatifs est installé dans un établissement scolaire, début avril, au milieu de l'indignation générale.
M comme toutes les mafias : pendant que la ?Ndrangheta se lance dans une série d'actes terroristes visant à intimider les institutions à Reggio de Calabre, les condamnations des boss de la Camorra "Sandokan" et Iovine deviennent définitives. En avril, des biens sont séquestrés au clan des Casalesi pour un montant de 700 millions d'euros. Mais aussi M comme Sergio Marchionne, l'homme fort de Fiat. Les succès du groupe se doublent d'un véritable bras de fer avec un syndicat, la FIOM.
N comme Naples et, de nouveau, le problème des déchets. Encore une fois, les poubelles débordent et la population est exaspérée.
O comme opéra, mais aussi théâtre et danse. Les coupes sérieuses du budget de la culture annoncées par le gouvernement ont suscité des réactions enflammées, telle celle du cinéaste Mario Monicelli exhortant les étudiants à se rebeller.
P comme Pompei où un édifice s'écroule à l'automne. Pour certains, c'est le symbole du manque d'intérêt porté au patrimoine par le gouvernement. L'opposition réclame la tête du ministre Sandro Bondi.
Q comme la questione morale, une exigence de moralité publique réclamée par de nombreuses voix issues de la société civile.
R comme Rosarno. L'année 2010 commence par la révolte des travailleurs africains de la ville calabraise. Le lendemain, les habitants se mobilisent pour demander le départ des immigrés et leur protestation dégénère.
S comme scandales : Guido Bertolaso mis en cause pour corruption, ou les nombreux scandales qui touchent la vie privée de Silvio Berlusconi (l'affaire Ruby, Nadia Macri).
U comme université : le projet de réforme globale du système approuvé au parlement sur fond de révolte étudiante et de crise politique.
V comme Nicky Vendola, l'étoile montante de la gauche italienne, fort de ses succès dans les Pouilles et à Milan où un homme issu de son parti sera le candidat du centre-gauche pour les élections municipales.
X et Y, les deux inconnues pour le futur : un climat politique plus serein et une reprise économique ?
Z comme Luca Zaia qui devient président de la Vénétie. Roberto Cota devient le nouveau président de la Région Piémont. La Ligue du nord a le vent en poupe...
Christine Correale (www.lepetitjournal.com/Turin) lundi 10 janvier 2011
(Photos lepetitjournal.com)






