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ELECTIONS 2012- Philippe Karsenty : "Je suis pour la gratuité totale de l’éducation"

Écrit par Lepetitjournal Turin
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

A quelques mois des élections législatives, LePetitJournal.com de Rome a interrogé Philippe Karsenty, candidat libre dans la 8e circonscription (Italie, Grèce, Turquie, Israël, Chypre, Malte, Saint-Marin, Vatican). Ce dernier nous présente son parcours et surtout son programme

Lepetitjournal.com/rome : Pouvez-vous, en quelques mots, vous présenter et raconter votre parcours ?

Philippe Karsenty : Après avoir étudié dans une école de commerce parisienne, j'ai travaillé sur les marchés financiers pendant plus de 10 ans. A la fin des années 90, j'ai orienté mes activités dans le domaine des nouvelles technologies, et en 2008, j'ai été élu maire adjoint de Neuilly.

Pourquoi avez-vous choisi de vous présenter aux élections législatives de 2012 ?

Je connais bien les problématiques des Français de l'étranger pour avoir moi-même résidé à l'étranger, à New-York dans les années 80 et à Buenos-Aires à la fin des années 90. Ces séjours prolongés m'ont permis d'appréhender tout autant les difficultés rencontrées par les Français résidant hors de France, que la chance qu'ils représentent pour notre pays. Je suis heureux d'être un candidat libre de centre-droit, car ce choix correspond bien à l'état d'esprit des expatriés, tant à leur esprit d'initiative qu'à leur capacité à progresser dans des conditions parfois difficiles.

Pourquoi la 8e circonscription ?

J'ai un attachement particulier à la Méditerranée orientale où j'ai beaucoup séjourné, en Israël, en Italie, en Grèce et en Turquie. J'aime ces pays et les peuples qui y vivent. Je connais leurs préoccupations et j'entends m'y investir pleinement.

Quel est le rôle d'un député des Français de l'étranger ?

Ce sera un député parmi 577 mais il aura des spécificités liées à la diversité des Français qu'il représentera. Il aura dans un premier temps pour mission de défendre les intérêts liés à la vie quotidienne des Français qui résident hors de France. Il conviendra d'être vigilant pour prendre en compte leurs spécificités chaque fois qu'un nouveau texte de loi sera voté. Ensuite, ce député aura une fonction représentative destinée à défendre aussi les pays de résidence de nos concitoyens.

En quoi la représentation des Français à l'étranger est importante selon vous ?

Ce n'est que justice qu'ils soient enfin directement représentés. Ce sont des Français comme les autres, et je dirais même parfois, plus que les autres. En effet, on se rend souvent mieux compte de notre particularisme français lorsque l'on se trouve hors du territoire national.

Quelles sont les idées directrices de votre programme ?

Un candidat à la députation n'a pas de programme en tant que tel, comme je l'entends parfois dans des déclarations tout aussi enflammées que démagogiques. En revanche, ce qui est essentiel pour un futur député, ce sont ses principes, ses valeurs, ses choix politiques et ses thèmes de campagne.

Voici quelques points sur lesquels je compte insister tout au long de ma campagne. Je souhaite représenter, sans parti pris ni préférences, l'ensemble de la circonscription. J'agirai pour encourager la coopération économique entre les pays de la 8e circonscription ainsi que l'échange de bonnes pratiques dans la région. Il faudra aussi agir sur les équivalences de diplômes, la culture et l'éducation, le renforcement des réseaux d'écoles, de lycées et d'Instituts Français, les retraites, la sécurité sociale et physique afin de faciliter la vie des Français qui résident hors de France.

Pour plus de détails, je vous invite à consulter mon site de campagne où sont détaillés mes thèmes de campagne.

Vous êtes un candidat libre de centre-droit mais vous bénéficiez du soutien de personnalités politiques membres de l'UMP. Allez-vous devenir un candidat UMP bis ?

S'il est vrai que des personnalités politiques liées à l'UMP et à d'autres partis du centre et de la droite soutiennent ma candidature, je suis et je tiens à rester un candidat libre. La vice-présidente de l'UMP en Italie, Dominique Sicouri, a effectivement décidé de me soutenir et de coordonner ma campagne à Rome et dans le sud de l'Italie. C'est son choix politique et cela augure bien de la suite de ma campagne en Italie ainsi que dans les autres territoires.

Victoire Maurel (www.lepetitjournal.com/rome) mercredi 4 avril 2012

Publié le 4 avril 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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