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LAURENT ODINOT - “Happy wife, happy Life”. 

Par Lepetitjournal Toronto | Publié le 06/04/2015 à 22:33 | Mis à jour le 07/09/2017 à 06:21

 

Laurent Odinot, actuellement Directeur Général de la filiale Heineken au Canada,  nous raconte son expérience en France et à l'étranger au sein d'Heineken où  il a débuté sa carrière en 1997.

Heineken, 17 ans déjà?


Le temps où l'on ?faisait carrière' dans une même entreprise est révolu, et personne de ma promotion à ma connaissance est reste dans la même entreprise depuis son embauche. C'est pourtant ce qui m'arrive depuis mon embauche chez Heineken  où  je suis rentré  en 1997, de retour d'un VIE en Allemagne. J'y ai débuté au Marketing après une candidature spontanée, Linked'in ou Viadeo n'existait pas  à l'époque.

Je me souviens m'être un peu senti comme un ?intrus'  à  mes débuts avec mon diplôme de Sup de Co Toulouse en poche car la quasi majorité du staff de l'équipe Marketing était diplômée de l'Essec à Paris, mais un CDD m'avait ouvert la porte. Pas facile d'y faire son trou et d'y progresser quand on ne rentre pas avec la bonne ?étiquette? qui compte tellement en France. Puis, la vie à Paris, la naissance de notre premier fils et l'envie de voyager nous ont donné envie de prendre le large. C'est le début d'une carrière d'expatriation chez Heineken qui nous emmènera à Vienne où notre second fils est né, à Berlin, à Singapour et maintenant à Toronto dans des rôles de Marketing Régional et de direction de filiales.

Laurent, étiquette, école, expérience ou personnalité qu'est ce qui fait la différence d'après vous ?


A l'étranger, l'étiquette ou l'école ne comptent plus, mais c'est bien l'expérience et la personnalité qui font la différence. Je me souviens d'un ami à Singapour diplômé  de l'école Polytechnique en France, qui a eu beaucoup de mal à valoriser  sa formation à l'étranger car Polytechnique n'y est que très peu connue. Les cartes sont donc redistribuées pour tout le monde. Je n'ai jamais réellement eu envie de changer d'entreprise car j'y ai trouvé  ce qui compte pour moi : formation, développement, ouverture culturelle et changement perpétuel grâce aux  mutations. Un cabinet de chasseur de tête  m'a récemment dit que si je voulais changer, c'était le moment  à 40  ans, et que cela m'apporterait beaucoup de sortir de ma zone de confort et de mon réseau interne. C'est surement vrai. Je pense malgré tout continuer mon parcours, tant que j'ai l'impression de me développer et que les mutations permettent à la famille de s'épanouir.

Après Toulouse, Paris, Vienne, Berlin, Singapour? Toronto


Les années à l'étranger sont très formatrices et c'est souvent un bon test pour les couples et les familles qui sont parfois mis à rude épreuve. L'éloignement de la famille, des amis, le déracinement, les changement d'écoles, de langue, les chocs culturels, etc? doivent être digérés  par tous les membres de la famille et chacun vit son expérience de façon personnelle.
Je me souviens d'un dicton très simple et à la fois si vrai: ?Happy wife, happy Life?. L'épanouissement du/de la partenaire à l'étranger est vraiment la priorité pour profiter de son expatriation et non la subir. Nous avons vu beaucoup de familles pour qui l'expatriation était devenu un fardeau car le choix de vie n'avait pas été collectif. Le réseau des écoles françaises à l'étranger contribue fortement à l'équilibre des enfants car leur cursus reste le même d'un pays a l'autre. Une fois les ?basiques' en place, on a pu profiter des charmes de chaque destination et se confronter ou tordre le cou à  certains clichés. Une formation culturelle à chaque mutation nous a d'ailleurs aidé dans chaque pays à comprendre les nuances et les pièges à éviter. Par exemple un ?oui? n'a pas la même signification en Allemagne ou au Japon?.

Laurent, quelques mots sur Heineken ?


Heineken est le deuxième brasseur mondial en revenus (Environ de 20 Mds d'Euros) et le premier producteur au monde de Cidre?.et oui?Le groupe qui est reste sous le contrôle de la famille Heineken depuis sa création, il y a 140 ans, à Amsterdam, commercialise dans le monde entier un portefeuille de 250 marques de bières et Cidre, dont les plus connues sont Heineken, Amstel, Desperados, Sol, DosXX, Tiger ou encore le Cider Strongbow.
Au Canada, le marché de la bière est de l'ordre de 21 millions d'hecto litres, ce qui représente une consommation moyenne de 78 litres de bière par habitant et par an, soit plus de 2 fois plus qu'en France. Le marché de la bière au Canada est à la 7 ème place dans le monde en termes de profit généré par l'industrie, suivi de près par l'Allemagne, mais loin devant la France.

Quels sont les acteurs principaux au Canada ?


Deux acteurs principaux se partagent le gros du marché : Labbat et Molson Coors qui détiennent respectivement environ 40% de parts de marché. Labbat est détenu par le leader mondial, ABI (20% du marché mondial) et MolsonCoors est la filiale de la Holding MolsonCoors basée à Denver et implantée au Canada, aux U.S., U.K. et en Europe Centrale (3% du marché mondial). Heineken Canada a choisi depuis près de 20 ans MolsonCoors comme partenaire local, et commercialise un portefeuille de marques premium importées. La marque Heineken est leader sur le segment des marques importées, avec environ 100 bouteilles consommées chaque minute au Canada, et Strongbow leader sur le segment du cidre qui est en plein croissance.

Vos perspectives de croissance au Canada ?
Nos perspectives de croissance sont portées par une demande dynamique de marques importées, et par une explosion de la demande de cidre qui séduit de plus en plus de consommateurs, notamment les femmes, qui recherchent un boisson tout aussi rafraichissante que la bière, mais moins amère.

Comment émerger face aux puissantes marques locales et à la montée en puissance des ?Craft Beers' ?
En adaptant notre communication globale  à un  contexte local.


Propos recueillis par Marie-Lise Piffard (www.lepetitjournal.com/toronto) le 20 avril 2015

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à visiter notre site. http://www.heineken.com/ca/fr/Home.aspx

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