Yann Le Borgne : "S'affranchir des clivages"

Par Damien Bouhours | Publié le 18/05/2021 à 00:00 | Mis à jour le 18/05/2021 à 00:00
Yann Le Borgne, tête de liste de "EN MARCHE POUR LES FRANÇAIS DE L’ONTARIO ET DU MANITOBA", pour les élections consulaires 2021 pour la 2e circonscription du Canada

Yann Le Borgne est tête de liste de "EN MARCHE POUR LES FRANÇAIS DE L’ONTARIO ET DU MANITOBA", pour les élections consulaires 2021 pour la 2e circonscription du Canada. Il revient avec nous sur son programme. 

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ? 

Je m'appelle Yann Le Borgne, j'ai 33 ans et je suis franco-canadien. J’ai grandi en Bretagne et je me suis installé en Ontario avec mon épouse canadienne après quelques années entre la Belgique, l’Espagne et le Royaume-Uni. 

Après mon arrivée en mars 2016, je me suis très vite impliqué dans la communauté française. J’ai travaillé au consulat, j’ai participé aux rencontres d’organisations culturelles et de réseautage françaises, et j’ai aidé à fonder une association créée pour célébrer la culture, les fêtes et les traditions françaises dans la région de Toronto. Je me suis engagé dès 2016 au sein du mouvement En Marche, en organisant et en participant à de nombreuses rencontres et débats citoyens.

 

Comment avez-vous constitué votre liste ?

J’ai d’abord eu la chance de rencontrer des compatriotes qui partagent mes valeurs et mes convictions. Un trait commun à tous les membres de notre liste, c’est notre attachement à la France et à la communauté nationale. Même à des milliers de kilomètres de la France, nous avons une conscience aiguë de ce lien précieux qui nous unis et nous rassemble. Nous avons aussi et avant tout cette même volonté de mettre notre temps et notre énergie au service de la communauté.

Je suis rentré en contact avec des femmes et des hommes qui s’étaient, comme moi, engagés au sein d’organisations associatives et éducatives de la communauté française en Ontario. Mes colistiers ont entre 28 et 50 ans, et nous présentons ensemble des profils très complémentaires : entrepreneurs, citoyens impliqués dans la gouvernance du Lycée Français de Toronto, membres actifs de la communauté d’affaires, salariés dans le privé, le public ou le secteur sans but lucratif, anciens employés du consulat… C’est cette diversité qui fait notre force !

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de Toronto ?

La crise sanitaire et ses impacts économiques et sociaux restent les grands sujets de préoccupation. C’est vrai pour le Manitoba, mais cela se ressent encore plus en Ontario où un confinement sévère continue de s’appliquer, avec des conséquences fortes sur les conditions de vie et la santé mentale. Au Canada, les gouvernements ont su mettre en place un filet social pour accompagner les personnes les plus affectées par la crise, mais le dispositif exceptionnel d'aide sociale mis en place par la France pour ses ressortissants à l’étranger est aussi salutaire - même s’il reste trop peu connu.

Au-delà de la pandémie et ses conséquences, au moins trois défis continuent de se poser. Le premier tient à la taille de la circonscription : 1.7 million de km², soit 2.5 fois celle de la France ! Servir les Français de Winnipeg, Sudbury, North Bay, ou même d’Ottawa et Kingston depuis Toronto représente un vrai défi. Nous devons continuer à pousser vers plus de dématérialisation des services publics et de simplification administrative. Le deuxième défi concerne l’enseignement, et s’inscrit dans l’ambition du Président de la République de doubler d’ici à 2030 le nombre d’élèves accueillis dans les lycées français de l'étranger. Il nous faudra décupler nos efforts pour développer les infrastructures et les conditions d’accès, augmenter le nombre de boursiers, et maintenir des postes de personnels titulaires dans nos établissements. Le troisième défi est plus spécifique à Toronto, qui attire de nombreux entrepreneurs et s’est imposé comme l'un des plus importants pôles d'innovation technologique du monde. Nous comptons désormais une antenne de la French Tech et une chambre de commerce française dans la capitale provinciale : il faut capitaliser sur ces succès pour soutenir la communauté des entrepreneurs et professionnels français, et promouvoir leur rayonnement dans le reste de l’Amérique du Nord.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ? 

Les conseillers des Français de l’étranger ont d’abord le devoir de représenter et défendre les droits de tous leurs compatriotes. Si j’obtiens la confiance des Françaises et Français de l’Ontario et du Manitoba, je m’engage d’abord à servir l'intérêt général, de manière participative et inclusive. Sur toute la durée du mandat, je continuerai à consulter mes concitoyens pour identifier au mieux leurs préoccupations, et je m’assurerai de rendre compte de mes actions par des rencontres et communications régulières.

Cette volonté d’ouverture explique aussi le fait que je mène une liste d'union, bâtie sur des valeurs humanistes et républicaines. S'affranchir des clivages, réunir toutes les personnes de bonne volonté pour créer une communauté d’entraide et de solidarité, et déployer tous les moyens pour répondre aux problèmes rencontrés par nos compatriotes : c’est la vision que je porte avec mes colistiers.

 

Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme ?

Le projet que nous avons bâti pour les Françaises et les Français de l’Ontario et du Manitoba tient en cinq engagements : faire vivre la solidarité et développer l'action sociale ; défendre l'enseignement à la française et en français ; soutenir l'emploi et l’entrepreneuriat ; faciliter les démarches administratives ; encourager la transition écologique. Le détail de nos propositions est disponible sur notre site Internet

C’est un projet bâti sur des convictions, mais surtout réaliste et adapté aux enjeux locaux. Si les priorités restent l’accompagnement des personnes les plus vulnérables ou en difficulté, et le travail de relais auprès de l’administration, nous avons aussi voulu porter des initiatives ambitieuses. J’en citerai deux : notre participation à la création de la forêt des Français d'Amérique du Nord, une contribution “tricolore” au stockage de carbone et à la lutte contre le changement climatique ainsi que  notre volonté de travailler avec l'administration et les élus ontariens sur la reconnaissance de certaines qualifications et de diplômes français.

 

Liste en marche pour les Français de l'Ontario et de Manitoba

 

EN MARCHE POUR LES FRANÇAIS DE L’ONTARIO ET DU MANITOBA

 

Yann Le Borgne

Séverine Birderman

Marc Lijour

Chirine Ben Amor

Jeanne Pidoux

Thierry Boitier

 

Pour en savoir plus sur les élections consulaires et les autres listes : Elections consulaires : modalités de vote et candidats à Toronto

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Damien Bouhours

Damien Bouhours

Diplômé de sociologie à l'Université de Nantes et Tromsø (Norvège), il a vécu plus d'une décennie en Asie du Sud-Est (Laos et Thaïlande). Il a rejoint lepetitjournal.com en 2008 dont il est directeur éditorial et partenariats.
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