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ERIC CHEVALLIER – Apprenti forgeron et lauréat des Trophées des Français de l’étranger

Par Lepetitjournal Tokyo | Publié le 17/03/2015 à 20:00 | Mis à jour le 18/03/2015 à 06:07
Eric Chevallier

Eric Chevallier est lauréat dans la catégorie espoir des Trophées des Français de l'étranger organisée par LePetitJournal.com et dont la soirée de remise de prix a eu lieu hier au Quai d'Orsay. Apprenti forgeron chez le coutelier et ciselier Sasuke à Sakai, il a accepté de répondre à nos questions

LePetitJournal.com/Tokyo : Pouvez-vous nous présenter votre parcours?
Eric Chevallier : Après mon baccalauréat marketing, j'ai étudié 1 an en BTS management et, parallèlement , à l'association Bertin Poirée de Paris pour apprendre les bases de la langue japonaise. Puis j'ai arrêté mon BTS pour rentrer à l'INALCO et ainsi donner une place plus importante à l'étude du Japon et du japonais dans ma vie.

Pourquoi avoir choisi de venir au Japon ?
J'ai choisi de venir au Japon pour baigner dans l'univers des Japonais, m'imprégner de cette culture et améliorer mon niveau de langue. Je voulais une expérience unique qui pourrait m'apporter quelque chose de spécial.  

Qu'est-ce que vous apporte le métier de forgeron ?
Le métier de forgeron ici m'apporte ce que je n'aurais pas pu avoir ailleurs en tant que simple touriste ou salaryman. Ici je suis au contact d'un Japon traditionnel qui m'a permis de bien m'intégrer au paysage japonais et d'apprendre beaucoup sur ce pays.

A quoi ressemble l'une de vos journées types ?
De 8h a 10h : Prières aux différentes divinités shinto de l'atelier, ménage et entretien du jardin et de la forge ainsi que quelques courses pour le maître.
10h a 12h : Envoi d'e-mail, travail administratif.
13h a 17h : Découpage de charbon, préparation de différents matériaux, fabrication de vis pour les ciseaux.
17h-19h : Entraînement à la forge, à l'aiguisage, au réaffûtage, etc.

Comment décririez-vous votre relation d'apprenti à maître ?
Le maître n'enseigne rien et n'est pas un collaborateur ou un collègue. L'apprenti est vu comme un futur rival donc il n'y a pas d'enseignement. L'apprenti doit regarder, être présent au bon endroit et au bon moment et s'entraîner seul. Le maître est en quelque sorte le propriétaire d'un atelier et nous le prête en échange d'aide pendant la journée. Le maître décide sur quoi portera l'entraînement de l'apprenti, et peut changer d'avis en cours de route pour tester la motivation de celui-ci.

Comment vous voyez-vous dans les prochaines années ?
Star de la NHK? ou plus sérieusement, j'aimerais de par mon expérience et mes rapports avec les artisans japonais, faire connaître et reconnaître leur travail. Permettre aux visiteurs français et japonais de se rapprocher de ces ateliers pour lier et rapprocher nos pays afin que chacun comprenne l'importance de protéger ce qui fait le c?ur d'une culture et d'un patrimoine.

Un message à faire passer aux lecteurs ?
Remercions la France et son aura qui, sans laquelle il nous aurait été difficile de s'intégrer. Et embellissons son image en respectant le pays dans lequel nous vivons et qui nous donne tant aujourd'hui.
Propos recueillis par Quentin Weinsanto (http://www.lepetitjournal.com/tokyo) mercredi 18 mars 2015

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