

Daisaku Ikeda, président honoraire du mouvement bouddhiste Soka Gakkai, a exhorté hier le gouvernement à étudier de nouvelles politiques énergétiques et à abandonner l'énergie nucléaire. Il souhaite également que des mesures soient prises afin de resserrer les liens internationaux lors de catastrophes
Né en 1928, Daisaku Ikeda a accédé à la présidence de la Soka Gakkai en 1960 (photo DR)
Le président honoraire du mouvement bouddhiste japonais Soka Gakkai, Daisaku Ikeda, a appelé jeudi le Japon à abandonner l'énergie nucléaire. "A l'aune de l'accident de la centrale atomique de Fukushima, j'appelle le Japon à étudier rapidement des politiques énergétiques qui ne dépendent pas de l'énergie nucléaire", a-t-il écrit. M. Ikeda souhaite également que face aux catastrophes subies, soient prises des mesures pour resserrer les liens internationaux. Ce message a été diffusé ce 26 janvier 2012, "jour Soka Gakkai International (SGI)".
12 millions de membres dans 192 pays
M. Ikeda est présenté par l'organisation comme un penseur, poète, militant de la paix et écologiste. Revendiquant une présence dans 192 pays et 12 millions de membres, Soka Gakkai est un mouvement religieux qui influence fortement le Nouveau Komeito, parti politique centriste situé dans l'opposition au Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche) au pouvoir depuis septembre 2009. Le PDJ, présidé par le Premier ministre, Yoshihiko Noda, prône une réduction de l'usage de l'énergie nucléaire mais souhaite dans l'immédiat relancer des réacteurs arrêtés, une fois leur sécurité garantie. Il encourage également l'exportation de technologies nucléaires civiles japonaises.
Déclenché par le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars, l'accident de Fukushima a constitué le pire désastre nucléaire depuis celui de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, entraînant des rejets massifs de radioactivité dans la région et l'évacuation d'une centaine de milliers de personnes. D'autres réacteurs japonais ont été stoppés à cause du séisme ou de précédents tremblements de terre et la plupart de ceux qui restent, arrêtés pour maintenance depuis, n'ont pu redémarrer en raison de l'obligation de procéder à des tests de résistance destinés à vérifier leur sécurité. Sur les 54 unités du Japon, à partir de la fin de cette semaine, seuls 3 resteront en fonctionnement et le pays risque d'être complètement privé d'énergie nucléaire durant plusieurs mois à compter de ce printemps, avant l'éventuel redémarrage de certaines tranches.
(http://www.lepetitjournal.com/tokyo.html avec AFP) vendredi 27 janvier 2012











