

Âgée de 88 ans, la romancière Toyoko Yamasaki est décédée dimanche. Cette dernière s'était fait connaitre avec des romans marqués par les questions sociales, et notamment sur les enfants d'immigrés japonais aux États unis au début de la Seconde guerre mondiale ou orphelins nippons abandonnés en Chine
La romancière Toyoko Yamasaki, connue pour avoir contribué à sensibiliser le public sur les questions sociales, est décédée dimanche matin à l'âge de 88 ans. De son vrai nom Toyoko Sugimoto, elle avait commencé en août l'écriture d'un roman-feuilleton sur la Force maritime d'autodéfense japonaise pour le magazine Shukan Shincho. Née le 3 novembre 1924 à Osaka, elle étudie la littérature japonaise à l'Université des Femmes de Kyoto avant de rejoindre le journal Mainichi Shinbun, où elle travaille de 1945 à 1959. Tout en travaillant comme journaliste, elle se lie d'amitié avec l'écrivain Inoue Yasushi. Elle étudie avec lui la théorie littéraire et commence ensuite à écrire des romans. Toyoko Yamasaki écrit son premier ouvrage, "Noren", en 1957. L'année suivante, elle remporte le prestigieux prix Naoki pour son roman "Hana Noren", et quitte alors le Mainichi Shimbun pour devenir auteur à temps plein.
Un intérêt pour les questions sociales
Mais la romancière se fera surtout connaitre à partir de 1965 avec "Shiroi Kyoto" (La tour blanche), qui met en lumière la face cachée du milieu médical. Au fil du temps Toyoko Yamasaki s'intéressera de plus en plus aux questions sociales, en les abordant à travers les yeux de citoyens ordinaires. Entre 1970 à 1990, elle écrit notamment sur les difficultés rencontrées par les enfants d'immigré japonais aux États-Unis au début de la Seconde guerre mondiale. Parmi ses ?uvres les plus connues : "Karei-naru Ichizoku" (La grande famille), qui pointe du doigt la corruption chez les politiques, hommes d'affaires et bureaucrates ; "Fumo Chitai" (Wasteland), sur la vie d'un ancien soldat revenu de Sibérie ou encore "Daichi no Ko" (Fils de la terre), sur les orphelins japonais abandonnés en Chine à la fin de la Seconde guerre mondiale. En 1999, elle rédige "Shizumanu Taiyo" (Le soleil qui ne se couche jamais), qui s'intéresse aux relations entre travailleurs et employeurs au sein d'une compagnie aérienne, avec en filigrane le crash du vol 123 de Japan Airlines. Ce dernier inspirera un film qui sortira en 2009 et remportera le Prix de l'Académie japonaise.
(http://www.lepetitjournal.com/tokyo) jeudi 3 octobre 2013









