

Les modifications du régime alimentaire et la baisse de l'activité physique ont entrainé ces dernières années une hausse importante du nombre de diabétiques dans la région Asie-Pacifique. Au Japon, cette maladie concernerait aujourd'hui 10% de la population, tandis que d'autres problèmes tels que l'hypertension et un haut taux de cholestérol sont également en augmentation
L'Organisation mondiale de la santé a affirmé récemment que les "maladies liées au mode de vie et au vieillissement de la population constituent un nouveau défi pour les pays d'Asie-Pacifique, qui sont parvenus à se débarrasser de maladies plus traditionnelles". Depuis les années 90, le taux de diabète dans les populations sud-coréenne, japonaise et vietnamienne a augmenté pour atteindre 10% de la population, a déclaré le directeur de l'OMS pour le Pacifique ouest, Shin Young-soo, lors d'une rencontre organisée à Manille. Plusieurs millions de Japonais souffriraient également d'une intolérance au glucose, ou seraient en situation de prédiabète. En Chine, cette maladie concerne 12% des adultes contre 3% il y a vingt ans, et 50% d'entre eux présentent le risque de la développer en étant en situation d'hyperglycémie. Pour l'OMS, cette progression s'explique en partie par les modifications du régime alimentaire et d'une baisse de l'activité physique. "Cela résulte de grands changements dans notre alimentation, au cours des 30 à 40 dernières années. Il est très intéressant de noter que les populations asiatiques (...) ont davantage tendance à devenir diabétiques que les populations occidentales", explique Shin Young-soo."Nous devons faire évoluer nos comportements. Toute la société doit faire face au problème", a-t-il déclaré. D'autres maladies, telles que l'hypertension ou le haut taux de cholestérol sont également en augmentation et auraient pu être prévenues, déplore-t-il.
Un nouveau composé pour augmenter l'effet de l'insuline
Touchant 3 millions de personnes en France, le diabète existe sous deux formes. Le type 1 représente 10 à 15% des cas recensés et survient généralement chez un sujet non obèse, âgé de moins de 30 ans. Également appelé diabète gras ou de la maturité, le type 2 est une maladie métabolique caractérisée par un excès chronique de sucre dans le sang. Il peut causer des problèmes cardiaques, accidents vasculaires cérébraux ou encore de l'insuffisance rénale. La recherche est généralement décomposée en deux catégories : celle qui vise à améliorer les traitements ou outils qui existent déjà et celle sur des produits ou outils entièrement nouveaux. Parmi les dernières pistes explorées au Japon, une équipe de l'université de Tokyo a déclaré vendredi avoir créé un composé qui aide le corps à contrôler le glucose présent dans le sang. Élément vital pour faire fonctionner les organes humains, une forte présence de ce dernier peut entrainer des complications, notamment un diabète de type 2. Les chercheurs ont développé un composé appelé l'AdipoRon, qui copie les effets de l'adiponectine, une hormone impliquée dans la régulation du métabolisme des lipides et du glucose, et qui augmente l'effet de l'insuline. L'adiponectine est généralement moins présente chez les personnes en surpoids, et se décompose lorsqu'elle passe dans l'intestin. L'avantage de l'AdipoRon est de pouvoir rester indemne jusque dans le sang. Il pourrait ainsi servir comme principal composé dans un traitement oral pour les diabétiques, selon Toshimasa Yamauchi, membre de l'équipe de recherche, qui précise que des essais cliniques devraient être initiés dans les prochaines années.
(http://www.lepetitjournal.com/tokyo) lundi 4 novembre 2013









