Le projet de taxe de 450 bahts pour les touristes étrangers a recueilli plus de 80% d'avis favorables lors d’une consultation en ligne. Reste à convaincre le Comité national, puis le gouvernement.


Le ministre thaïlandais du Tourisme et des Sports, Surasak Phancharoenworakul, a présidé mardi 6 octobre 2026, à Bangkok, une réunion sur la taxe de 450 bahts qui pourrait être imposée aux visiteurs étrangers. Le ministre de la Santé publique, Pattana Promphat, y participait, ainsi que des représentants du Tourism Council of Thailand, de la Thai Hotels Association, de groupes comme Central Group, The Mall Group ou King Power, de compagnies aériennes et de GrabTaxi.
Une consultation en ligne a été menée du 24 août au 28 septembre 2026. Elle a recueilli 5.954 réponses dont 80,5% de soutien au projet et 78,3% d’accord sur le montant de 450 bahts. L'application d'un tarif identique par avion, par voie terrestre et par voie maritime reste en revanche un point de désaccord. Le paiement intégré au billet d'avion est la méthode préférée (36,26%), car elle limiterait les formalités au passage de l'immigration.
À quoi servira l'argent ?
Rappelons que les recettes iraient au Fonds de promotion du tourisme. Une partie financerait une assurance pour les touristes qui s'acquittent de la taxe, couvrant décès et frais médicaux. Le reste de l’argent servirait à restaurer et développer les sites touristiques, protéger les ressources naturelles et promouvoir la Thaïlande à l’international. Le ministère espère dégager environ 8 milliards de bahts par an, une fois déduits les coûts de collecte et d'assurance.
Les 7 milliards de bahts d’impayés estimés, de la part d’étrangers admis dans les hôpitaux thaïlandais frontaliers, sont un enjeu majeur de la réflexion sur cette nouvelle taxe.
Ce que demandent les professionnels
Les participants à la réunion du 6 octobre 2026 réclament un montant qui ne décourage pas les voyageurs, qu’il n’y ait pas de files d'attente supplémentaires aux frontières, des exemptions pour les commerçants frontaliers et les voyageurs fréquents, et une totale transparence sur l'usage de l’argent ainsi récolté. Le Fonds s'est dit prêt à étudier des règles de contrôle et de publication des dépenses.
Pratiquement, comme lepetitjournal.com l’avait déjà rapporté, la taxe s'appliquerait d'abord aux visiteurs arrivant par avion, peut-être dès le premier trimestre 2027. Les arrivées par voie terrestre et maritime suivraient un an plus tard. Le ministère va intégrer les recommandations de la réunion et les réponses en ligne dans une version révisée du projet, qui sera soumise au Comité national de politique touristique, puis au Conseil des ministres.
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