L’Organisation mondiale de la santé en a officiellement fait une « Championne de la santé publique ». Voilà 25 ans que le Dr Nittaya Phanuphak lutte contre le VIH.


Une médecin spécialiste du VIH est devenue la première thaïlandaise à se voir décerner le prix décerné par l'Organisation mondiale de la Santé, que l’OMS appelle « Champions de la santé publique », pour la région de l'Asie du Sud-Est.
L'OMS a reçu 102 candidatures et un comité a sélectionné les trois lauréats en fonction de leur impact sur la santé publique, de leur capacité d'innovation, de leur potentiel de développement à grande échelle de ces innovations, de la pérennité de leurs actions et de leur contribution à l'équité en matière de santé. Il ne s’agit que de la deuxième édition de ce prix.
Éliminer le VIH : un but ultime
Le Dr Nittaya Phanuphak est directrice exécutive de l'Institut thaïlandais de recherche et d'innovation sur le VIH (IHRI). Elle a été distinguée pour plus de 25 années de travail visant à faire progresser la prévention contre le VIH, la recherche clinique et la prestation de soins de santé.
La concernant, le jury a notamment retenu la mise au point de modèles de services innovants et équitables, notamment le programme « Princess PrEP » et le centre de santé communautaire Tangerine, à Bangkok, première clinique de la région Asie-Pacifique gérée par des personnes transgenres.
Son travail aurait contribué à façonner les politiques nationales de la Thaïlande en matière de lutte contre le VIH, ainsi que certaines orientations régionales et mondiales. Il aurait également permis d'élargir l'accès à la prévention et au traitement du VIH pour les populations clés et démontré le rôle des approches communautaires. L'élimination du VIH en tant que menace pour la santé publique est son but ultime.
Sur le même sujet













