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Roulez jeunesse, les élections européennes par 360 degrés

Par Sarah Chabane | Publié le 30/04/2019 à 06:30 | Mis à jour le 30/04/2019 à 12:49
Photo : Vincent et sa caméra 360 lors de son passage à Stockholm - Photo : Vincent Erario
vincent roulez jeunesse Stockholm

Depuis deux mois, Vincent Erario fait le tour de l’Europe. France, Allemagne, pays baltes et nordiques : le jeune journaliste veut attirer l’attention sur les élections européennes. Sa démarche ? Rencontrer des jeunes canditat.es aux élections européennes et en dresser leur portrait dans un format innovant : la vidéo 360 degrés. La rédaction a rencontré Vincent lors de son passage à Stockholm.  

 

lepetitjournal.com Stockholm : Bonjour Vincent et bienvenue à Stockholm, peux-tu te présenter à nos lecteur.rice.s ?

Vincent Erario : Bonjour, j’ai 23 ans, je suis jeune diplômé en journalisme et sciences politiques, je parle français, allemand, anglais et j’exerce actuellement la profession de journaliste en freelance.

 

Parle nous de ton projet

Le projet que je mène depuis plusieurs mois s’appelle "Roulez Jeunesse". Son but est de promouvoir des jeunes candidat.e.s, aux élections européennes, qui ont moins de 30 ans. Les candidat.e.s sont sélectionné.e.s à travers toute l’Europe et issu.es de l’ensemble du spectre politique. Je suis à Stockholm pour quelques jours, pour rencontrer Lorentz Tovatt. Il est membre du Miljöpartiet et député au Riksdag depuis 2017.

 

Pourquoi se concentrer sur les jeunes candidat.es ?

Parce que je pense que les jeunes candidat.e.s ne sont pas suffisamment médiatisé.e.s, alors que les élections européennes sont vraiment l’occasion d’un renouvellement politique avec l’émergence de jeunes candidat.e.s. à travers toute l’Europe.

 

roulez jeunesse Stockholm 360 degrés
Entretien avec le candidat de Miljöpartiet Lorentz Tovatt - Photo : Vincent Erario


Pourquoi ce choix de la vidéo 360 degrés ?

La vidéo 360 degrés est un format innovant sur plusieurs aspects.

Elle me permet tout d’abord de capter les environnements dans leur globalité. Mon projet part d’un postulat : les lieux façonnent les personnes. On parle beaucoup des clivages politiques ou idéologiques, mais il y a d’autres clivages qui différencient et caractérisent les candidat.e.s. Je veux parler des lieux où ils.elles vivent et des lieux où ils.elles font campagne. En choisissant ce format je voulais montrer que la campagne des européennes est vraiment un vaste phénomène géographique .Bien plus que des interviews filmées, mon intention était de restituer des ambiances et d’encourager l’immersion. Montrer un.e candidat.e sur le terrain est beaucoup plus révélateur de sa personnalité qu’une interview sur fond neutre.

La seconde raison est davantage liée à la réception du format par le public. Etant donné que l’espace est filmé à 360 degrés, le format amène de facto plus de transparence. Dans le climat actuel de défiance à l’égard des médias et des journalistes, la réalité virtuelle permet selon moi de réinstaurer une forme de confiance. Le spectateur n’est plus seulement limité à un seul champ de vision, mais a accès au hors-champ, c’est-à-dire un éventail d’éléments, qui d’ordinaire lui sont cachés. “Les coulisses de la politique” pour ainsi dire. De la même manière, on observe aujourd’hui que les formats privilégiés par le public, sont les formats interactifs, qui engagent le spectateur ou qui lui donnent l’impression d’avoir une influence sur ce qu’il regarde.  Avec la vidéo 360 degrés, le spectateur est libre de regarder là où il a envie.

 


 

Quels pays as-tu visités jusqu’à présent ?

J’ai commencé mon itinéraire le 1er mars dernier avec la France, puis je suis allé en Allemagne, Finlande, Lettonie et maintenant la Suède. Il y a aussi eu l’Estonie mais je n’ai fait que passer.

 

Comment est accueilli ton projet de manière générale ?

Dans l’ensemble, mon projet est plutôt bien accueilli. Il l’est à commencer par les candidat.e.s, qui m’ont tous et toutes témoigné de l’enthousiasme et se sont montré.e.s très volontaires au moment de filmer. J’ai également reçu quelques messages d’encouragement via les réseaux sociaux, où je dispose d’une petite communauté. Après, bien sûr, il n’y pas non plus un engouement excessif de la part du public ou de la profession. Roulez Jeunesse voyage en classe éco et dans l’anonymat. (rires) Mais je pense que cela s’explique en partie par le fait que mes portraits n’ont pas encore été publiés en intégralité et que les gens ont du mal à appréhender le format.

 

Ton plus grand défi dans cette aventure ?

C’est une aventure qui comporte de nombreux défis. Il y a tout d’abord un défi de réalisation : il faut avoir conscience que filmer en 360 degrés induit une toute autre méthode de travail et un tout autre rapport à l’espace. Il n’est pas question de tenir la caméra à l’épaule ou au poing, autrement on verrait le bras ou la main du journaliste. Personnellement, j’ai fait le choix de ne pas apparaître ou d’apparaître le moins possible dans mes vidéos pour préserver encore plus l’authenticité. Donc je me cache et je laisse ma caméra à découvert. Ce qui est très risqué, surtout lors des scènes en extérieur. Il y a ensuite d’autres exigences que j’essaie d’observer, comme par exemple réaliser les interviews des candidat.e.s dans leur langue natale ou bien encore avoir une série de portraits la plus représentative et paritaire possible.

Toutes ces considérations mises à part, je pense que le plus grand défi auquel je fais face est de nature logistique. Ça a été et c’est encore très difficile de tracer mon itinéraire à travers l’Europe. Parce qu’au moment où j’ai lancé mon projet, toutes les listes de candidat.e.s n’étaient pas publiées, mais il fallait malgré tout que je débute mon voyage quelque part. A défaut d’avoir une itinéraire tout tracé, il faut donc se livrer à une planification au jour le jour. Il y a une grosse part d’imprévisibilité qui nécessite d’être flexible et constamment sur le qui-vive.
 

Que penses-tu de Stockholm ?

J’aime beaucoup. Malheureusement, je pense que je n’aurai pas beaucoup l’occasion de faire le touriste et me balader dans Stockholm, libre de toute obligation. Bien entendu j’ai été sur l’île de Gamla stan, là où se trouve le Parlement. J’ai aussi été du côté du lac Brunnsviken, du quartier Södermalm et à la bibliothèque de Stockholm que je trouve magnifique. J’ai également été frappé par la beauté des stations de métro de Stockholm, toutes aussi originales les unes que les autres. Maintenant, les températures s’étant considérablement rafraîchies en l’espace de quelques jours, je pense faire du nesting jusqu’à mon départ.

 

Quelle est ta prochaine étape ?

Copenhague, Danemark. Encore une destination avec la couronne comme monnaie.

 

Suivez Vincent dans ses aventures en vous abonnant à ses réseaux sociaux : la page Facebook de Roulez Jeunesse, l'Instagram et la chaine youtube

 

Sarah Chabane, 30 avril 2019

 

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Sarah Chabane

Tombée amoureuse de la Suède durant mon année d'Erasmus je suis revenue m'y installer sur le long terme. Je me passionne pour les questions de durabilité et suis toujours à l'affût d'événements culturels notamment en matière de cinéma.
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