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ROADTRIP - Comment acheter un van au Chili ?

Par Lepetitjournal Santiago | Publié le 15/01/2019 à 17:23 | Mis à jour le 16/01/2019 à 16:20
Photo : Crédit : Roi Dimor / Unsplash
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Au Chili, il y a les Français qui viennent s’y installer, lancer leur propre entreprise… et ceux qui viennent y acheter un van. Thématique récurrente des forums et autres groupes de discussion en ligne, l’achat d’un véhicule grâce auquel on pourra découvrir l’Amérique Latine soulève de nombreuses (et récurrentes!) interrogations, notamment en raison de la complexité bureaucratique qu’un tel achat peut soulever quand on est ici étranger. Mais pas de panique, nous allons tenter de tout vous expliquer.


Étape n°1 : Trouver un parrain chilien
Pour acheter un véhicule, la loi impose qu’un étranger soit accompagné d’un garant. Il peut s’agir d’un simple résident (un expatrié vivant au Chili grâce à un visa) ou une personne de nationalité chilienne. Vous pouvez donc demander à vos contacts sur place ou un peu de solidarité sur des groupes Facebook d’entraide ou au sein de votre auberge de jeunesse. Inutile de contacter le consulat ou l’ambassade : cela ne fait, bien entendu, pas partie de leurs missions ! Une fois l’homme (ou la femme) providentiel trouvé, vous devez aller ensemble chez le notaire et obtenir une déclaration qui vous coûtera plus ou moins 10€.


Étape n°2 : Obtenir un RUT
Si vous êtes au Chili en tant que touriste (sans visa temporaire ou définitif) et que vous souhaitez acheter un van, il vous faut un numéro d’identification national. Pour cela, il suffit de vous rendre sur le site du SII, le registre des impôts internes, et de trouver un bureau à proximité. Ensuite rendez-vous au bureau sélectionné muni de votre passeport, de la carte d’identité de votre garant et de l’acte notarié, et demandez au comptoir un numéro de RUT provisoire. Il vous sera remis sur place tandis que le RUT définitif sera envoyé plus tard (les délais sont très variables) à l’adresse de votre parrain. Un conseil : il faut s'y prendre à l’avance et compter entre 4 et 6 semaines pour accomplir toutes ces démarches administratives.


Étape n°3 : Trouver le van de vos rêves.
Concessionnaires locaux, mais aussi sites de revente entre particuliers (MercadoLibre, VoyageForum, Drivetheamerica, ChileAutos, CochesUsados, Les Français au Chili sur Facebook…) : les solutions pour trouver un van, neuf ou d’occasion, à votre budget, ne manquent pas. Comptez entre 1500€ et 5000€ pour un van d’occasion, le prix pouvant drastiquement varier selon la marque que vous choisissez, l’état du véhicule ou s’il est aménagé à l’intérieur. 


Étape n°4 : Faire preuve de vigilance.
Dans tous les cas, prenez soin de vérifier les antécédents de la voiture, l’existence ou non de PV non réglés, mais aussi l’existence de tous les documents indispensables à la vente :
-le padron (la carte grise)
-le permiso de circulación (le permis de circulation de la voiture) 
-le certificado de revision tecnica (le contrôle technique)
-le certificado de emissiones contaminantes
-le certificado de Inscripción del Registro Nacional de Vehículos Motorizados del Registro Civil (le certificat d’immatriculation) 
-l’autorisation de sortie de territoire (en attendant que le “padron” soit à votre nom) si vous souhaitez quitter le pays.


Ne négligez pas non la visite de pré-compra dans un garage automobile qui permet de faire une inspection du van avant de l’acheter et ainsi d’éviter les mauvaises surprises.


Étape 5 : Signer le contrat de vente.
Si tout vous semble en ordre, retour à la case notaire en compagnie du vendeur pour signer le compromis de vente et effectuer le changement de propriétaire. Cet acte est obligatoire que le van soit chilien ou immatriculé à l’étranger. La présence de votre garant/parrain n’est pas obligatoire. Veuillez chacun à ramener votre RUT. Le vendeur devra également apporter le certificat d’inscription du véhicule au registre chilien ainsi que tous les documents mentionnés ci-dessus. Vous continuerez à rouler avec jusqu’à réception du votre à votre adresse au Chili, environ un mois après la signature.


Étape 6 : Prendre une assurance auto pour son van
Si une assurance (el seguro) n’est pas obligatoire en tant que conducteur au Chili, elle l’est strictement en Argentine, en Bolivie ou encore en Paraguay, et ce sous peine d’amendes. Dans les grandes villes chiliennes, vous pourrez donc trouver des assurances multi-pays, notamment dans les grands centres commerciaux (CencoSud, Falabella…) pour un budget moyen de 40€ par mois. Par ailleurs, notez que le van que vous achetez doit vous être remis accompagné d’une assurance de base, appelée le SOAP.

 

Un conseil ? Une information supplémentaire à donner ? N'hésitez pas à échanger en commentaires de cet article.

 

1 Commentaire (s)Réagir
Commentaire avatar

Sylvain BIERS mer 16/01/2019 - 13:46

Le permiso de conducir est le permis de conduire. En revanche, ce que vous appellez permiso de conducir est le permiso de circulación qui est une taxe annuelle qui s'achete en mars de chaque année dont le cout dépend du modele et de l'année. Il serait interessant de faire le point sur l'impossibilité de sortir le véhicule du Chili dans le cas oú le padron (carte grise) est au nom de l'étranger non résident au Chili (sans visa de résidence).

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