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PIERRE LE GOFF - Le serial entrepreneur breton a encore frappé

Par Lepetitjournal Santiago | Publié le 27/05/2016 à 11:37 | Mis à jour le 27/05/2016 à 17:51

Arrivé au Chili en 2006, Pierre Le Goff est un self-made man insatiable. En l'espace de 10 ans, cet entrepreneur touche-à-tout a créé trois restaurants, un laboratoire pharmaceutique et une start-up dans l'information numérique. Du haut de ses 43 printemps, il se lance un énième défi : démocratiser la consommation de produits surgelés au Chili avec son tout nouveau magasin « Voili ». Voilà son portrait.

Pierre Le Goff est peut-être l'une des plus belles success stories de la diaspora économique bretonne. Diplômé de l'Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle de Rennes (ERSA), il quitte son village natal de Plouguernével, dans les Côtes-d'Armor, pour travailler pendant douze ans dans plusieurs boîtes de production à Paris.

Mais lassé de la vie parisienne, il décide de tout plaquer en 2006. Il s'envole pour le Chili, avec sa femme d'origine argentine, et abandonne une capitale qui ne le fait « plus rêver ». Car au fond, cet entrepreneur-né vit pour réaliser ses rêves. « Il n'y pas un matin où je me réveille sans avoir une idée nouvelle. Je suis un créateur d'idées. Pour moi, l'imagination n'a pas de limites, et si j'ai envie de réaliser un rêve, je le fais », raconte Pierre Le Goff.

Un entrepreneur intuitif

Audacieux et déterminé, ce breton est donc arrivé au Chili pour concrétiser ses rêves. Et le Chili le lui rend bien. Il commence à bâtir sa success story en débutant comme serveur dans un restaurant français de Santiago, dont il devient le gérant une semaine plus tard. En 2008, il rencontre un chef cuisinier breton, Yann Yvin, avec lequel il ouvre trois restaurants.

Loin d'être rassasié, il remet à flot et gère un laboratoire pharmaceutique entre 2010 et 2014. Une entreprise qu'il délaisse pour se lancer dans une nouvelle aventure : avec deux autres Français, dont un breton, il crée la start-up Spotrotter, une application numérique révolutionnaire qui permet de diffuser de l'information sur téléphone sans passer par internet, notamment en cas de catastrophe naturelle.

Son nouveau pari : démocratiser le surgelé au Chili

Estimant que sa réussite a un « cycle de 4 à 5 ans », cet entrepreneur intuitif vient de flairer une nouvelle opportunité. En venant d'ouvrir « Voili », un magasin de produits surgelés, il fait le pari de massifier la consommation du congelé au Chili. « La culture du surgelé est encore peu développée ici et souvent associée à la mauvaise qualité. Pourtant, la vie des Chiliens s'accélère, ils n'ont plus le temps de cuisiner, et de moins en moins de nounous. Voili sera leur solution au quotidien », assure Pierre Le Goff.

En offrant des articles 100% français, son ambition est de « montrer aux Chiliens qu'il est possible de composer un repas de l'entrée au dessert avec des produits surgelés de qualité, à la manière de ce qui se fait en France ». Mais à des prix très accessibles. « Je veux casser ce préjugé des Chiliens qui associe gastronomie française à cherté. Mes produits sont destinés à une consommation quotidienne et abordables pour tous ».

Pierre Le Goff s'est associé avec son ami breton Yann Yvin, célèbre chef du programme télévisé MasterChef Chile, pour agrémenter son magasin d'une boutique de fromages.

La Bretagne en fil rouge

Petits fours, légumes, fromages, et glaces, 90% des produits du magasin sont d'origine bretonne, un « hasard » selon Pierre Le Goff. Coïncidence ou pas, la Bretagne semble être le fil rouge derrière toutes les activités de cet entrepreneur costarmoricain. Dans la plupart de ses aventures au Chili, des bretons ont croisé sa route et il réalise régulièrement des missions économiques et culturelles visant à promouvoir la Bretagne dans le pays andin.

Et le Chili alors ? « C'est un super pays mais le mien c'est la Bretagne. Pour l'instant je suis bien ici. Je retournerai en Bretagne, c'est sûr, mais quand la situation économique sera plus stable et lorsque je sentirai que je pourrai apporter quelque chose à ma région. De toute façon, je suis et je mourrai breton ».

Alexandre Hamon (lepetitjournal.com/santiago) - Vendredi 27 mai 2016

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