Édition internationale

LITTERATURE- Mauricio Electorat : «  le Chili est aussi une île »

Écrit par Lepetitjournal Santiago
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012
?Las islas que van quedando?, le dernier roman de l'écrivain franco-chilien Mauricio Electorat, prix du "Consejo Nacional del Libro y la Lectura 2008"fera l'objet d'une signature aujourd'hui, à 19h30 à la librairie « Qué leo » de Providencia et demain à la libreria francesa du mall Alto Las Condes, à 13h. D'autres leur succèderont, dans le cadre de la semaine française au Chili (voir plus bas)

Les romans de Mauricio Electorat - «Las Islas que van quedando» est son troisième- évoquent toujours un peu le Chili et Paris. Cette fois il y a Barcelone en prime. L'auteur franco-chilien a partagé sa vie entre ces trois lieux, et si ses héros convergent à un moment donné vers l'archipel chilien de Juan Fernandez, où lui n'a jamais mis les pieds, c'est sans doute parce que depuis Robinson Crusoê, c'est la plus littéraire des îles . «Il y a forcément une partie autobiographique », dit l'auteur, professeur de littérature à l'université Diego Portales, faisant allusion au milieu latino, sudacas, comme on dit en Espagne, dans lequel baignent au début Boris et Soler, les deux personnages principaux du roman.
Soler, surnommé Sorel par ses amis, en référence au roman de Stendhal « Le rouge et le noir », est un écrivain argentin aux portes du succès, compagnon de la belle Milagro, serveuse cubaine aspirant à la carrière d'actrice. En attendant, il gagne sa vie en écrivant des romans à l'eau de rose pour les éditions « Jazmin ». Au début du roman, Sorel meurt laissant une ?uvre inachevée, « Las islas que van quedando », qui influence plus que de raison la vie de Boris, un Chilien un peu dans son ombre, et celle de Milagro. La fiction et la réalité sont à partir de là habilement tricotées dans un jeu vertigineux et cocasse. Le roman posthume de Julian Soler/Sorel semble anticiper la réalité.

« Une histoire de gens exilés »
Mauricio Electorat, revenu vivre à Santiago après 20 ans à Paris, avoue s'y sentir autant étranger qu'en France. L'exil mental est en filigrane dans son roman. Il semble s'être beaucoup amusé à revisiter, en un langage oral assumé, des situations familières: un groupe d'immigrés latino-américains cherchant à percer en Espagne, la vie nocturne à Barcelone, le retour toujours envisagé au pays, parfois tenté, jamais totalement réussi. Il tisse à partir de ces personnages, qui nous rappellent tous quelqu'un, si ce n'est nous-même, une fiction, ou plutôt des fictions. Tokyo, la Grèce, Santiago, Juan Fernandez, San Pedro d'Atacama et pour finir Paris, sont autant d'îles où les (anti) héros font naufrage, en douceur et en humour. Car l'humour est sans doute avec l'amour, dont-il est aussi beaucoup question, le seul bagage, semble t-il, dont il vaille la peine de s'encombrer de par le monde. Avec quelques livres peut-être.
Mathilde Nicolai (lepetitjournal.com Santiago) Vendredi 9 octobre

Dédicaces:
Vendredi 9 octobre 19h librairie « Qué leo » Providencia 2102 (angle Las urbinas) avec un accompagnement musical du guitariste Alejando Lazo.
Samedi 10 octobre 13h: Libreria francesa, Mall Alto Las Condes, local 2019 Tél: 213 90 52

Dans le cadre de la Semaine française au Chili  : 
Samedi 17 octobre 12h 30 : Librairie française, face au lycée français, av Luis Pasteur 5399 Vitacura (jour de la fête du lycée)
24-25 octobre , Grande tente de l'Hôtel Hyatt, stand de la librairie française
 
logofbsantiago
Publié le 9 octobre 2009, mis à jour le 13 novembre 2012
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