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INITIATIVE – Les Françaises au chevet de dix associations chiliennes

Écrit par Lepetitjournal Santiago
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 7 mai 2013

Karine, Soledad, Paulette, Joëlle et leurs amies ont de 25 à 93 ans et des parcours de vie très différents. Leurs points communs : elles sont des femmes, elles parlent français et elles s'investissent à 100% pour faire vivre Les Dames Françaises de la Bienfaisance. Un projet de solidarité qui a toute une histoire

Les Dames Françaises de la Bienfaisance, entourée des associations chiliennes, lors de la présentation de la nouvelle présidente, Karine Riffaud, en mars.

Il est 10 heures lundi matin et, petit à petit, le salon extérieur de la Maison de la France se remplit de femmes. Elles arrivent toutes les bras chargés de dossier. Pas de temps pour les bavardages, il y a du pain sur la planche. « Aujourd'hui, si on arrive à être quinze aux réunions, on peut déjà être contentes alors qu'avant on était facilement vingt tous les lundis. Evidemment, il a plus de travail pour chacune d'entre nous », rappelle Denise. D'autant plus que depuis sa création en 1920 par la Comtesse Joseph de la Taille Trétinville, les Dames Françaises de la Bienfaisance se sont largement diversifiées. De deux associations soutenues à l'époque (l'École República de Francia et l'Hôpital prénatal Louis Thisné), elles sont aujourd'hui dix à bénéficier de l'aide des Dames Françaises.

Des projets à gogo

Parmi les associations qui reçoivent l'appui régulier des Dames Françaises de la Bienfaisance, on retiendra notamment le Foyer français du 3ème Âge à Quinta Normal, dirigé par Alberte l'une des doyennes de la Bienfaisance, la 4ème Compagnie de Pompiers de la Pompe France, le Centre Culturel de Cluny ou encore le Refuge pour mères-adolescentes, dans lequel se rend une fois par semaine Joëlle, la vice-présidente.

Mais le projet phare des Dames Françaises de la Bienfaisance c'est l'Atelier de Couture de La Pintana, qu'elles ont créé de toutes pièces en décembre 2009. L'objectif est de donner la possibilité à des femmes au foyer sans qualification ou des jeunes filles descolarisées de se former à un métier qu'elles peuvent exercer de chez elles. Les cours ont lieu une fois par semaine en matinée et chaque session dure quatre mois. Il y a deux sessions par an: d'avril à juillet et de septembre à décembre. Un droit d'inscription symbolique de 2000 pesos chiliens est demandé aux femmes qui participent afin de les pousser à s'investir. Au vu du succès de l'Atelier de La Pintana, les Dames Françaises de la Bienfaisance envisagent même d'ouvrir un second Atelier dans un autre quartier fragilisé de Santiago. Affaire à suivre. 

« Nous essayons de répondre au mieux aux besoins de toutes les associations avec lesquelles nous travaillons. Nos partenaires connaissent mieux que nous la réalité du terrain. Ils nous disent donc ce qu'il leur manque, et nous leur fournissons dans la mesure du possible. Mais par principe, nous ne donnons jamais d'argent », explique Karine Riffaud, 39 ans, la nouvelle présidente de l'association élue en novembre dernier. Récemment, par exemple, elles ont offert un sonomètre (instrument permettant de mesurer l'intensité acoustique) à l'Hôpital Louis Thisné, financé la sortie annuelle à la plage des 150 enfants de l'association « Mis Amigos » et acheté du nouveau matériel scolaire à l'internat « La Posada del Niño » qui accueille des enfants en situation difficile. Sur les montants, les Dames Françaises de la Bienfaisance préfèrent rester discrètes.

Strass et paillettes au service de la charité

Pour récolter des fonds, les Dames Françaises de la Bienfaisance organisent une fois par an une grande soirée Casino, « Atout C?ur ». Cet événement de prestige réunit en moyenne 600 convives. Grâce à l'entrée qui se monte à 25 000 pesos chiliens (40 euros) par personne et aux sponsors, l'association réussit à rassembler en une soirée l'argent nécessaire à couvrir ses dépenses pendant environ un an.

La rédaction (www.lepetitjournal.com Santiago) le mercredi 27 mars 2013

  damasfrancesas@gmail.com,  un blog sera également disponible à partir de la mi-avril (www.damasfrancesas.com).

logofbsantiago
Publié le 27 mars 2013, mis à jour le 7 mai 2013
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