Édition internationale

EDITION- Martine vit son premier drame

Écrit par Lepetitjournal Santiago
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 novembre 2012

Mardi dernier, Marcel Marlier, l'illustrateur des albums de la célèbre "Martine" s'est éteint à l'âge de 80 ans. Vitrine, parfois un peu désuète, de ces cinquante dernières années, la collection Martine, qui a accompagné les premières lectures de millions de petites filles, en France et dans le monde, est aussi un bon moyen pour commencer à apprendre le français. Gagner votre album préféré de Martine avec  La Librairie française*

Martine et tous ses fans sont en deuil. Mardi 18 janvier, Marcel Marlier, son dessinateur, belge, est mort à l'âge de 80 ans. Du premier album "Martine à la ferme", sorti en 1954 au dernier "Martine et le prince mystérieux", paru l'an passé, toujours chez Castermann,  le succès de cette collection ne s'est jamais démenti. Avec un total de soixante albums, la petite Martine est l'héroïne de plusieurs générations de fillettes. L'auteur lui-même s'en enorgueillait : "Dans les files d'attente pour mes dédicaces, ce sont trois générations de femmes qui se pressent, de la grand-mère à la petite-fille". Grâce à un style, tant dans l'écriture de Gilbert Delahaye puis de Jean-Louis Marlier que dans le dessin, enfantin et épuré, les "Martine" sont idéaux pour commencer à lire ou pour apprendre le français. "Nager n'est pas plus difficile que rouler à bicyclette. C'est une question d'habitude. Bien sûr, cela s'apprend. Si vous désirez suivre des leçons et que maman est d'accord, inscrivez-vous au Club des Tritons avec Martine". Voila l'invitation lancée par la gentille Martine dans "Martine apprend à nager", témoignant parfaitement du style amical et chaleureux des albums de Marcel Marlier, où les petites filles ne songent qu'à des activités de plein air, (secret de leurs  joues bien rouges!) au lieu de passer leurs journées à tchatter sur Facebook.

"Martita"

Le monde de Martine, à peu près fixé aux années 60, est un mélange de conformisme et d'ingénuité, très rassurant, si l'on ne se livre pas à une analyse trop fine. De "Martine en voyage" ( avec sa copine nommée "Cacao" africaine, et ...un peu sotte), à "Martine fait du théâtre" ou encore "Martine à l'école", la petite fille, d'une dizaine d'années, flanquée de son "Patapouf" de chien, est idéalisée: tendre, douce et innocente. Trop pour certains, qui reprochaient à l'auteur de véhiculer une vision misogyne de "petite fille docile", avec par exemple, "Martine fait la cuisine" ou "Martine petite maman" (qui garde son petit-frère: Alain!), et qui s'indignaient que l'on puisse voir les dentelles de sa culotte, ce qui bel et bien aujourd'hui serait assimilé à un délit. Sans parler de l'exotique copine "Cacao".

Plus de 65 millions d'exemplaires des aventures de la petite fille ont été vendus en langue française et les albums de Martine ont été traduit en 35 langues. Dans le monde hispanique, elle est "Martita" mais devient "Debbie" aux USA !

L.G avec S.R (www.lepetitjournal.com Santiago) mardi 25 janvier2011

*CONCOURS :

Faites nous partager  vos souvenirs liés à "Martine", en 10 lignes maximum (avant vendredi prochain).  Les trois meilleurs textes  seront publiés dans LPJ et leurs auteusr remporteront l'album de leur choix offert par notre partenaire, La Librairie française qui dispose d'une trentaine de titres à la vente.

Pour participer: santiago@lepetitjournal.com

(Merci de bien indiquer votre âge)

 


logofbsantiago
Publié le 25 janvier 2011, mis à jour le 14 novembre 2012
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