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ÉCHANGES UNIVERSITAIRES - Marie, de Louvain à la Diego Portales

Écrit par Lepetitjournal Santiago
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Toute la semaine, lepetitjournal.com s'intéresse à un francophone installé au Chili. Après les stagiaires et les volontaires internationaux en entreprise (VIE), c'est au tour aujourd'hui des étudiants qui font le choix de partir un ou deux semestre(s)en échange  dans une université chilienne. Découverte d'une autre culture, d'une nouvelle langue, "auberge espagnole" et fêtes étudiantes sont alors toujours de la partie. Rencontre avec Marie, Belge de 23 ans qui vient de finir son semestre à l'université Diego Portales de Santiago


Aujourd'hui, presque tous les cursus universitaires offrent la possibilité de partir étudier un an à l'étranger. Pour certains d'entre eux, il s'agit même d'une obligation, c'est le cas des Écoles de Commerce notamment. Si le programme Erasmus simplifie les échanges au sein de l'Union Européenne, l'Amérique latine semble être "à la mode". Marie, étudiante en Ingénieur de Gestion à l'Université de Louvain la Neuve, voulait apprendre l'espagnol et avait soif de dépaysement. Si elle a choisi le Chili, c'est parce que c'est peut-être le pays le plus sûr. Selon un article de La Tercera, en cinq ans, le nombre d'étudiants étrangers en échange au Chili a augmenté de près de 80%.

Débutant sa dernière semaine à Santiago, Marie dresse un bilan plus que positif de cette expérience. Elle a apprécié le système d'examen en vigueur dans l'ensemble des universités du pays. S'il y a, comme en Belgique, des examens à la fin du semestre, il existe aussi une session de mi semestre et des contrôles continus, qui "poussent à apprendre plus régulièrement et donc à mieux retenir". La mentalité chilienne et les rapports entre étudiants et professeurs, sensiblement différents qu'en Europe, ont tout de même un peu dérouté la jeune Belge de 23 ans. En effet, ici, pas de "cours d'amphi" de 200 étudiants mais des classes de 30 personnes maximum. Par conséquent, les étudiants se sentent beaucoup plus proches de leurs professeurs, pour poser des questions en fin de cours par exemple. Marie déplore que cette proximité dérive parfois un peu trop: "C'est plus relax, oui, mais certains arrivent avec une heure de retard et d'autres sortent de la classe en plein cours pour s'acheter à manger...". A son arrivée, Marie craignait de devoir revenir en Europe à cause du mouvement étudiant qui agitait le pays. Heureusement, son université privée n'a été que très peu touchée et hormis la suppression de quelques cours au mois d'août, elle a pu finalement suivre tout son programme. Ce n'est pas le cas de l'un de ses amis en échange à Valparaiso qui a du écourter son séjour.


Beaucoup de différences...


Bien loin de Louvain la Neuve, ville crée pour les étudiants et organisée autour de l'université, la faculté de Marie n'était pas située sur un campus. À Santiago, la plupart des universités sont éparpillées dans la ville. Selon Marie, cela explique peut être le trop peu d'initiatives étudiantes pour se réunir, organiser des soirées et des week-ends entre étudiants étrangers. La situation est sûrement différente dans des plus petites villes comme Concepción ou Valdivia. Marie a surtout pleinement profité de sa colocation, qu'elle a d'ailleurs eu du mal à trouver. En effet, les jeunes Chiliens partent très tard du foyer familial et quand ils le font, c'est pour s'installer en couple. "Il n'y a pas cette culture de la colocation qui existe par exemple en Belgique". Australien, Italien, Espagnol, Allemand, Equatorien et Chilien, Marie a pris beaucoup de plaisir à participer à ce "choc de culture". Si elle doit donner un conseil aux futurs étudiants en échange, c'est à propos de la langue. Même si les Chiliens sont très accueillants, l'espagnol peut constituer une véritable barrière pour tisser des liens d'amitiés avec les "locaux". Malgré tout, l'apprentissage se fait très vite. Alors qu'elle avait suivi un semestre de cours d'espagnol avant de partir, Marie peut maintenant tenir une conversation sans trop de difficultés. Pour ce qui est du coût d'une telle aventure, il peut être limité. En général, il existe souvent des conventions entre universités étrangères qui s'échangent des étudiants donc les frais de scolarité restent identiques à ceux payés habituellement. De plus, les universités et les régions offrent parfois des bourses, en fonction du prix du billet d'avion et du coût de la vie sur place notamment.

Pauline Chambost (www.lepetitjournal.com de Santiago) jeudi 22 décembre 2011

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Publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 5 janvier 2018
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