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DOCUMENTAIRE– Jean de Certeau, le réalisateur français au Chili

Écrit par Lepetitjournal Santiago
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 20 novembre 2012

 

Jean de Certeau monteur, réalisateur, producteur de documentaires (El Mocito, Opus Dei ) faisait partie du jury du FIDOCS qui s'est terminé hier. A cette occasion lepetitjournal.com s'est intéressé à ce Parisien qui forme avec son épouse chilienne Marcela Said, un tandem de documentaristes qui compte

Nous vous avions déjà parlé de ce réalisateur touche-à-tout et de son épouse (voir notre article), lors de la sortie de leur documentaire El mocito, en 2011, dernière création du couple de réalisateurs , sélectionné au Festival International du film de Berlin et très bien accueilli au Chili, "la presse a très bien accepté le film, en a beaucoup parlé. Au final, le film a été beaucoup vu ici, et c'est ça qui importe et qui en fait la réussite", commente Jean de Certeau, jury du FIDOCS qui s'est terminé hier.
D'abord monteur pour la télévision, puis en indépendant, Jean de Certeau devient réalisateur de documentaire par hasard et par nécessité, "un film est une réalisation artisanale, et au final, il faut savoir tout faire pour que ça fonctionne !". C'est le besoin de changer d'air qui les fait quitter Paris pour Santiago, il y a 6 ans . Et finalement, "c'est plus facile de travailler ici. En France, pour faire un film, tu dois obtenir l'appui d'un canal de télévision et du CNC. Ici, rien de tout ça, il suffit d'avoir l'idée et de vouloir le faire, on est beaucoup plus libre". C'est donc cette plus grande liberté et la facilité d'accéder à des fonds qui les encourage à continuer à travailler à Santiago, "comme il n'y a pas tant de concurrence, c'est plus facile d'obtenir un FONDART* ou un financement CORFO** pour faire ton film".

La situation ici est donc franchement plus intéressante pour un cinéaste ? "Pas vraiment, c'est juste différent. En France, il y a plus de brassage intellectuel, plus de diversité. Ici finalement je dois être le seul réalisateur étranger !". Sa principale source d'inspiration ? "La curiosité ! Un documentaire ça commence souvent par une question sans réponse. Pour Opus Dei, nous nous sommes rendus compte avec Marcela que nous ne savions pas vraiment ce que c'était, d'où l'idée de faire de recherches, et au final d'en faire un film !".

Bon, mais il y a bien quelque chose qui lui manque de la France ? "La méditerranée ! Et la campagne, je trouve qu'ici, la campagne est vide, et parfois j'ai la nostalgie de la convivialité des villages français?". Un regard sur l'horloge de son téléphone, il faut déjà y aller ! Membre du jury pour la compétition nationale du FIDOCS, " j'ai neuf films à voir en trois jours?".

Propos recueillis par Cécile Tron Muratori (www.lepetitjournal.com Santiago), mardi 3 juillet 2012
* FONDART : financements ouverts à concours par le Conseil National de la Culture et des Arts?**CORFO : Corporation pour le développement (Corporacion para el Fomento)

logofbsantiago
Publié le 3 juillet 2012, mis à jour le 20 novembre 2012
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