

Le volcan Villarrica, dans la région d'Araucanie à 760 km au sud de Santiago, est entré en éruption ce mardi à 3h00 du matin. Le Servicio Nacional de Geología y Minería (Sernageomin) a déclaré l'alerte rouge et demandé l'évacuation de 3000 personnes
Aux environs de 3h00 ce matin, les autorités ont déclarés l'alerte rouge dans la région de l'Araucanie suite à l'éruption du volcan Villarrica, à 760 km au sud de Santiago. Quelques 3000 personnes vivant aux alentours ont immédiatement été évacués. Les sirènes ont retentis quelques secondes avant l'explosion et les premières coulées de lave. Les établissements scolaires des communes de Villarrica, Pucón, Cararrehue et Conaripe ont fermés en raison de l'alerte. Celle-ci était prévue jusqu'à 9h00 ce matin, mais furent prolongée pour une durée indéterminée dans un rayon de 10 kilomètres autour du volcan. Bien que la coulée de lave semble s'être arrêté, la colonne de fumée reste dense et devrait continuer ainsi plusieurs heures.
La présidente Michelle Bachelet a appelé la population à garder son "calme". Elle est arrivée sur les lieux aux alentours d'11h30 après avoir survolé le volcan, assurant que la "situation était surveillée minute par minute".
Hier déjà nous vous précisions qu'après un regain d'inquiétudes concernant l'activité du volcan, le Servicio Nacional de Geología y Minería (Sernageomin) avait déclaré l'alerte orange pendant la journée. Déjà depuis le 6 février, l'accès au volcan était fermé puisque l'alerte jaune était de mise, privant ainsi la ville de Pucón de sa principale activité touristique. Cette décision faisait suite à un rapport spécial sur l'activité volcanique du Villarrica soulignant une augmentation constante et de plus en plus soutenue de l'activité sismique qui déstabilise le volcan et pourrait entrainer un cycle éruptif continu. C'est chose faite depuis ce matin.
Une éruption plus intense
Hier les autorités déclaraient que le scénario le plus probable serait qu'on assiste à une éruption semblable aux deux dernières (1984 et 2000), sans réelle gravité, mais qui pousserait probablement certains habitants alentours à quitter leurs foyers l'espace de quelques heures, voire plus. Finalement l'éruption de ce matin s'avère bien plus importante, et ressemble plus à celle de 1971, qui avait ouvert un fissure de 4 km de laquelle s'était évacué plus de 30 millions de mètres cubes de lave. Cependant, grâce au travail des autorités pour évacuer les 3000 personnes, aucune vie n'est en danger, et les choses devraient rentrer dans l'ordre dans les heures qui viennent.
Article mis à jour Mardi 3 Mars à 12h00
Benjamin Delille (lepetitjournal.com/santiago) Mardi 3 Mars 2015





