Édition internationale

RENCONTRE- Rodrigo Bordachar, il se fait avocat de la France

Écrit par Lepetitjournal Santiago
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012
Avocat spécialisé dans les litiges, Rodrigo Bordacher, n'a pas le physique, que l'on imagine sévère, de l'emploi. Depuis son master l'année dernière, en France, pays de son grand-père, il est encore plus proche de la communauté d'affaires française

On l'avait connu, jeune avocat associé, membre de la Chambre de commerce franco-chilienne, le revoici, changé après une année universitaire 2007-2008 en France, où il s'est spécialisé, à 30 ans, dans l'arbitrage, en suivant un Master II . Rodrigo Bordachar dit avoir perdu 10 kilos à Paris, en découvrant le plaisir de marcher et de fréquenter les piscines municipales irréprochables. Son français s'est bien sûr peaufiné et sa spécialisation ?approfondie par un stage au service juridique de France Telecom- lui a ouvert de nouveaux horizons professionnels.
Après ce séjour au berceau de ses origines -son grand-père paternel est français- il est plus que jamais proche de la communauté d'affaires française. Son cabinet partage aujourd'hui ses activités entre l'appui juridique aux entreprises françaises et les questions de contentieux. Par ailleurs, il enseigne cette spécialité dans deux facs : La Catolica et l'Université Andrés Bello.

« Mon séjour a éveillé le petit Français qui vivait en moi », explique le très chaleureux Rodrigo, qui dit avoir toujours été celui qui insiste auprès de ses cousins pour qu'ils s'inscrivent au consulat, tissent des liens avec des Francophones?Reste qu'une fois arrivé en France, hébergé par des parents, le démarrage a été lent : « Je n'étais pas Français, mais je n'avais pas non plus le style que l'on attend d'un Chilien. Je me suis finalement fait des amis plutôt provinciaux, en somme des « étrangers » comme moi, à l'univers parisien. À la fac, aussi les débuts ont été difficiles, la manière de conceptualiser était très différente », se souvient-il. Jusqu'à ce qu'il comprenne comment les Français structurent leur pensée, puis qu'il apprécie peu à peu, leur manière, dit-il, de profiter des bons moments. Pour finalement tomber amoureux d'une autochtone et devoir faire face au dilemme du retour : « j'avais envi de retrouver mon cabinet et puis je n'avais pas trop le choix, ayant contracté un prêt pour partir, puisque je n'avais pas obtenu de bourse, je suis contraint de rembourser pendant 5 ans », justifie t-il.
Aujourd'hui, il est une aide précieuse, et bénévole pour les premiers contacts, auprès des entrepreneurs français, lorsqu'il s'agit de définir un statut juridique adéquat, par exemple : « je préfère tisser des liens de confiance », souligne-t-il, dans un français impeccable, tout juste coloré d'un accent qui rappelle que de la juridiction chilienne, il connaît tous les rouages.
Sophie Rouchon (www.lepetitjournal.com Santigo) lundi 8 juin 2009 
rbordachar@bordachar.com

logofbsantiago
Publié le 8 juin 2009, mis à jour le 13 novembre 2012
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