Édition internationale

RENCONTRE – Raùl Ruiz en tournage avec Jean-Marc Barr, Elsa Zylberstein et Audrey Marnay

Écrit par Lepetitjournal Santiago
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012
Raùl Ruiz, le plus français des réalisateurs chiliens, et réciproquement, a terminé ces jours-ci un tournage dans les environs de Santiago. Nous avons rencontré certains de ses interprètes : Jean-Marc Barr, Elsa Zylberstein et Audrey Marnay, jeudi dernier, dans un restaurant de Providencia, à l'issue de l'une des dernières journées de travail

De gauche à droite Audrey Marnay, Jean-Marc Barr et
Elsa Zylberstein, au restaurant , jeudi dernier (Photo G.Plesse)

C'est dans une superbe demeure, à une centaine de kilomètres au sud de Santiago que Raùl Ruiz, le plus français des réalisateurs chiliens - il réside à Paris - a tourné pendant trois semaines son dernier film. Malgré le budget minime de la réalisation, celui qui dernièrement a porté la vie du peintre Klimt à l'écran, a réussi à s'entourer d'une belle brochette d'acteurs.
Entre autres, une inconditionnelle: Elsa Zylberstein, pour la quatrième fois devant la caméra de Raùl Ruiz, une star internationale : Jean-Marc Barr, et une jeune actrice qui monte : l'ex mannequin Audrey Marnay.
"En gros, Elsa et moi sommes un couple de Français qui débarque dans le Chili des années 20. J'ai en fait gagné une maison aux cartes !", explique Jean-Marc Barr, avec un sourire caché derrière une énorme moustache digne d'un Poilu. "Là où ça se complique, c'est que cette maison est habitée par un fantôme, poursuit-il.
Pour lui et Audrey Marnay (qui joue le fantôme), "travailler avec Raùl Ruiz est une expérience très enrichissante."
"En tant que réalisateur, je travaille surtout caméra à l'épaule", continue l'auteur de Too Much Flesh et inoubliable interprète du Grand bleu. "Raùl est un véritable orfèvre, il a un sens de l'image qui m'a vraiment impressionné. J'ai beaucoup appris à ses côtés."
Pour Audrey Marnay, qui tournera bientôt un film avec Cédric Klapisch, puis dans l'adaptation du roman L'amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder, ce tournage est l'occasion de réaliser un vieux rêve. "J'ai toujours adoré les films d'horreur et de science-fiction, déclare-t-elle. Je suis ravie de jouer le fantôme ! Sur le plateau, l'ambiance était très familiale. Raùl aime travailler avec des gens avec qui il y a une sorte d'entente naturelle, précise t-elle. Sur ce tournage, il n'y a pas de hiérarchie, c'est comme réaliser un film entre amis."

Trois bouts de ficelle
Elsa Zylberstein, qui a pour la première fois travaillé avec le réalisateur en 1999 pour l'adaptation du Temps retrouvé de Marcel Proust, confesse devoir "tourner avec Raùl tous les deux ans, pour ne jamais s'embourgeoiser, mais aussi pour retrouver un jeu enfantin. Elle ajoute : c'est avant tout un film qui parle de l'appartenance, de la nationalité, des fantômes du passé, de l'inévitable schizophrénie des déracinés. En bref, c'est un film sur la vie de Raùl !"
Le titre encore provisoire de ce film est Nucingen, un nom tiré de la Comédie humaine de Balzac. Mais avant que ce nouveau long-métrage réalisé avec "trois bouts de ficelle" (dixit Elsa Zylberstein) n'arrive sur les écrans français comme chiliens, il reste à trouver un distributeur. Avec une telle brochette de talents, on n'est pas trop inquiet.
Grégory PLESSE. (lepetitjournal.com - Santiago) jeudi 9 août 2007
logofbsantiago
Publié le 9 août 2007, mis à jour le 13 novembre 2012
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