Édition internationale

RECHERCHE - Ces architectes français au Chili

Écrit par Lepetitjournal Santiago
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018

Rechercher les trésors architecturaux au Chili n'est pas une mince entreprise et il faut se dépêcher. Grâce à Francine Perrin de 25 ans, étudiante bientôt rattachée au CNAM (conservatoire national des arts et métiers) l'on devrait peut-être mieux apprécier le patrimoine bâti du Chili


Casa de Don Victor Gacitua Brieba ( Avenida Pedro Valdivia, Santiago) de Victor Auclair

Que doit-on réellement attribuer aux ateliers Eiffel au Chili ? Peut-être la structure de la "Estacion central"de Santiago, mais Francine Perrin n'en n'est pas certaine. Elle cherche l'influence française dans l'architecture chilienne (et les techniques de construction) de 1845 à 1925, et en bonne chercheuse, elle veut des preuves. Sa thèse de doctorat qu'elle a réellement démarré en septembre comportera trois parties : l'esthétique néo-classique (comme celle du "teatro municipal"de Santiago par Claude-François Brunet de Baines), les structures métalliques de la fin du 19ème siècle (type Eiffel) et le béton armé antisimique (voir la tribune du "Club Hippico"). C'est par là qu'elle commence ses recherches, sur les traces de l'architecte Victor Auclair, auteur d'un certain nombre d'édifices à Santiago (voir blog). Mais il n'est pas le seul de ces architectes français qui doivent se retourner dans leur tombe, en comptant les grues piquées dans Santiago. C'est même Claude-François Brunet de Baines qui, en 1848 a crée la première école d'architecture à Santiago, appelé par le gouvernement chilien de l'époque.

Si à 12 ans, Francine Perrin voulait être commissaire priseur, ses études liées aux métiers du patrimoine l'ont finalement amenée à s'attacher à la valorisation des "Monuments historiques". Puis, en master 2 "Réhabilitation de l'architecture", où elle a croisé un Chilien, Eduardo Pertier, qui lui a fait valoir les connexions entre les deux pays et inspiré son sujet de thèse. En septembre elle sortira de ses livres et documents pour venir voir au Chili ce qui reste de ce glorieux passé.
En attendant elle a lancé un blog et nous propose de jouer les petits reporters pour recenser ce qui est encore debout.
S. R. (www.lepetitjournal.com Santiago) mardi 20 mai 2008 {mxc}

logofbsantiago
Publié le 20 mai 2008, mis à jour le 9 janvier 2018
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