

Aujourd'hui conseiller en technologie, stratégies et processus chez Deloitte, Pablo Morales serait bien restéen France àl'issue de ses études, suivies d'un stage concluant chez Renault. Mais l'appel du pays...
"Je serai bien restéen France, il y avait pour moi des possibilités, mais nous avions une sorte d'accord avec ma femme qui m'a accompagné". Pablo Morales a fait un master àl'Ecole de management de Lyon (EM-Lyon), en 2002, en "Gestion des connaissances", suivi d'un stage de neuf mois chez Renault, en région parisienne. Cet ancien élève de l'Alliance française de Cúrico, puis de Viña del mar, a mis le français entre parenthèse quand il est parti, avec sa famille, vivre six ans au Venezuela, hors de portée du lycée français de Caracas.
Après des études àAntofagasta, puis un premier emploi dans une compagnie ferroviaire comme ingénieur informatique, il postule en 2001 pour une bourse : "Je voulais vivre un temps en France", explique t-il, visiblement redevenu àl'aise dans la langue de Molière, "mon père qui est architecte a toujours eu ce pays en référence artistique". La première fois, il ne l'obtient pas : "Mon projet n'était pas assez clair. L'année suivante je suis revenu devant la commission en expliquant en quoi la 'gestion des connaissances' était un secteur porteur. Et ça a marché!"
Les Français ? Pas très "chaleureux"mais "gentils"
Après quelques cours àl'Institut Chileno-Francés, histoire de se remettre le français en bouche, cap sur Lyon, en septembre 2002 : "Nous avons trouvéàLyon des gens pas 'chaleureux' au sens oùl'entendent les Chiliens, mais profondément gentils. Nous nous sommes faits beaucoup d'amis".
"Pour ma femme, ensuite, l'expérience àParis a étéplus difficile, explique Pablo, mais pour moi, qui arrivait chez Renault en pleine fusion avec Nissan, c'était passionnant. En France, j'ai acquis une vision mondiale de l'entreprise, je crois que c'est ce qui m'a le plus servi". On n'en doute pas une seconde puisqu'il a intégréle cabinet Deloitte, oùil est aujourd'hui conseiller en technologie, stratégies et processus.
"Mes années au Venezuela, loin du Chili, font que je suis moins attachéàmon pays que ma femme, ajoute Pablo Morales, j'ai envie, plus tard, de retourner en France, peut-être quand j'aurai des enfants, pour leur montrer une autre culture".
Sophie ROUCHON. (www.lepetitjournal.com - Santiago) 2 octobre 2006





