

A l'approche des préparatifs de la fête traditionnelle du Nguillatún, certains Mapuches de la IXe Région demandent l'interruption momentanée, le 19 et le 20 décembre, du trafic aérien du nouvel aéroport Araucanía

Les 19 et 20 décembre de cette année, les Mapuches de la communauté Trapilhue, dans le sud du Chili, communiqueront avec leurs dieux pour leur solliciter leur bienveillance et leur bénédiction. L'occasion pour une centaine d'individus de commencer à préparer la grande fête du Nguillatún qui aura lieu en mars.
Mais la récente ouverture de l'aéroport de Temuco (aéroport Araucanía) en juillet 2014 menace leur recueillement religieux. Selon les propos rapportés par la Tercera, Javier Marimán, porte–parole du mouvement contestataire a affirmé que les autorités « nous avaient promis qu'en cas d'activités religieuses, l'aéroport ne fonctionnerait pas ».
La balle dans le camp de Santiago
Au cours de leurs manifestations qui se sont globalement déroulées sans heurts, les Mapuches ont remis une lettre au gouvernement régional et à la direction de l'aéroport en faisant état de leurs revendications. Normalement, le 19 et le 20 décembre, les avions n'atterriront pas à l'aéroport de Temuco. Ils devraient toutefois continuer de survoler la zone. Sans suspension de l'activité aérienne, Javier Marimán a déclaré « nous allons libérer les guerriers, nous allons prendre l'aéroport et rien ne fonctionnera plus là bas ».
Le responsable de l'aéroport Araucanía, Héctor Jara, a déclaré que si les conversations s'étaient bien déroulées avec les indigènes, la décision de stopper le trafic aérien ne pouvait relever de sa seule responsabilité : « la décision ne relève pas de moi mais d'un niveau central, de Santiago », et donc de la Dirección General de Aeronáutica Civil (Dgac), qui gère les aéroports du pays.
Fabien Leboucq (www.lepetitjournal.com/santiago) mercredi 26 novembre 2014





