Édition internationale

ARCHITECTURE - La construction parasismique

Écrit par Lepetitjournal Santiago
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 janvier 2018


Dans un pays comme le Chili où le sol tremble plus de 500 fois par an, une architecture parasismique est indispensable pour maintenir toute construction de pied.

Les séismes sont issus des profondeurs de la terre et se ressentent jusqu'à la surface de la croûte terrestre. Lorsque le sol se met en mouvement, il suit une ondulation de va-et-vient, lequel peut engendrer l'effondrement de toute structure érigée.

La structure des constructions doit alors être capable d'endurer la force d'inertie causée par le mouvement au sol. Si tel n'est pas, les constructions risquent la rupture et l'effondrement. Les bâtiments doivent en effet répondre à l'oscillation horizontale ou verticale du sol en une dizaine de secondes. L'énergie du séisme transmise au bâtiment doit être absorbée, sans rupture, depuis les fondations qui trouvent leur base dans le sol.

La conception de la structure est aussi importante que la nature et la qualité des matériaux utilisés. Ils doivent répondre aux sollicitations mécaniques inhabituelles.

Le Chili est très strict sur les normes de construction qui sont régulièrement mises à jour et améliorées. Ces normes doivent prendre en compte un calcul structurel, les fondations et une analyse du sol.

L'usage du béton armé résiste très bien aux tremblements de terre. En effet, l'assemblage du concret (un mélange de ciment, de pierre, de sable et d'eau), qui ressemble à la dureté d'une pierre artificielle , et de l'acier, qui fonctionne comme un squelette, rend les constructions très résistantes. Le concret résiste à la compression et l'acier résiste aux étirements à l'extension.

Au Chili, la structure des constructions est renforcée à l'aide de poutres, de piliers et d'un maillage. Certaines briques comporte une tige en fer qui renforce leur constitution.

Les architectes du Chili sont initiés dès le début de leur formation aux normes parasismiques propres au Chili et aux matériaux à utiliser pour répondre aux risques que peuvent présenter les tremblements de terre.

Jennifer Roux (www.lepetitjournal.com/Santiago) - Lundi 04 janvier 2016

logofbsantiago
Publié le 3 janvier 2016, mis à jour le 6 janvier 2018
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos