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En Australie, Harry prend position pour l'environnement

Par Lepetitjournal Perth | Publié le 28/10/2018 à 05:12 | Mis à jour le 28/10/2018 à 05:47
En visite à l'Australian Geographic Society, le Duc de Sussex rappelle que veiller sur l’environnement est un engagement à vie Australie

Au cours d’une remise de diplômes à l’Australian Geographic Society Awards, le Duc de Sussex a rappelé que veiller sur l’environnement était un engagement à vie. 

 

Fort de son éducation et de l’engagement de son père, le prince Charles, Harry a déclaré dans son discours que chacun d’entre nous faisons « partie d'une famille mondiale et nous partageons la compréhension et le privilège universel de pouvoir habiter cette terre, avec ses merveilles naturelles, sa flore et sa faune glorieuses et sa biodiversité, du ciel à la mer, qui inspire la crainte ».

Il a par ailleurs souligné que le privilège de vivre sur la Terre impliquait une grande responsabilité de la part de tous en rappelant les propos de son père, écologiste convaincu et respecté, lors de discours tenus entre 1970 et 2002 : 

« La conservation signifie être conscient de tout l'environnement dans lequel nous vivons. Cela ne signifie pas simplement préserver chaque haie, arbre, champ ou insecte, mais aussi penser rationnellement et consciemment, à la fois à l'environnement urbain et à la campagne.

Il existe une tendance déséquilibrée à notre époque, lorsque nous nous sommes blindés avec un tel arsenal de machines et de produits chimiques pour faire ce que nous aimons de la nature et pour remodeler le monde, ce qui nous a amenés à nous considérer comme distincts, et supérieur à la nature.

Il fut un temps où, en tant qu'êtres humains, nous pensions que le monde nous appartenait. Nous commençons maintenant à nous rendre compte que nous appartenons réellement au monde. Nous sommes responsables envers lui et envers les autres.

Et que quoi que nous fassions à la nature, que ce soit à grande échelle ou juste dans nos propres jardins, c’est finalement quelque chose que nous faisons nous-mêmes au plus profond de nous-mêmes. Nous n'avons pas été mis sur cette planète pour la détruire. »

Des propos qui rappellent que, depuis plus de 50 ans, de nombreuses personnalités, y compris des scientifiques, alertent sur les problèmes environnementaux et « sur la conscience qui donne à réfléchir face à notre vulnérabilité environnementale ».

 

Des défis pour l'Australie

Le Prince Harry a alerté « sur le peu de temps dont nous disposons avant qu'il ne soit trop tard pour contrer les effets du changement climatique et sur la nécessité de ne plus sacrifier la durabilité dans le développement. L'idée que ce sont les problèmes de la prochaine génération n'est pas un point de vue que nous pouvons accepter. »

Il a également rappelé les défis auxquels l’Australie devez faire face, notamment le blanchissement des coraux sur le récif de la grande barrière, la sécheresse récurrente et les feux de brousse en augmentation constante et a dit combien il avait  « été surpris de voir que l'Australie abrite jusqu'à 700 000 espèces indigènes, dont une forte proportion ne se trouve nulle part ailleurs ».

Il a souligné l’excellent travail accompli par les Australiens pour préserver la biodiversité naturelle de l’île continent et de rappeler combien cela était « important, non seulement pour votre propre bénéfice, mais pour l’ensemble de la planète ».

Le duc de Sussex est convaincu que des changements positifs et permanents sont à l’horizon. Il estime par ailleurs que « les jeunes comprennent bien mieux que les générations précédentes que nous ne pouvons tout simplement pas continuer à détruire notre monde naturel sans faire face à des conséquences majeures et irréversibles. Et ils comprennent que nombre des solutions dont nous avons besoin pour résoudre ces problèmes peuvent être trouvées en travaillant ensemble et en donnant aux communautés les moyens de proposer des solutions durables et durables ».

Dans son plaidoyer pour la sauvegarde de l’environnement, il a tenu à rappeler que l’Humanité ne pouvait pas continuer à polluer les océans avec des plastiques et d’autres déchets, qu’il n’était pas envisageable de continuer à respirer de l'air pollué en abattant les forêts ou sans réduire les émissions de gaz.  

Et de conclure : « Nous ne pouvons rester là et laisser notre faune disparaître de la terre et nos poissons des mers.  Il va falloir que chacun de nous s'arrête sur la destruction de notre planète, et le temps presse ».


 

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