Isoloir et enveloppe d’un côté, bulletin à cocher de l’autre : le jour du vote, les deux pays ne se ressemblent pas. À l’approche des élections générales néo-zélandaises de ce samedi 7 novembre, tour d’horizon.


Habitués au rituel du bureau de vote français, nous pouvons être surpris par son équivalent néo-zélandais. Les Kiwis votent ce samedi, et le vote par anticipation est ouvert depuis le 26 octobre.
En France, on vote en principe de 8h à 18h, avec des horaires prolongés possibles jusqu’à 20h. L’électeur présente sa pièce d’identité, prend une enveloppe et plusieurs bulletins, passe obligatoirement par l’isoloir, puis glisse son enveloppe dans une urne transparente et signe la liste d’émargement. Le dépouillement se fait sur place, devant le public, avec des scrutateurs volontaires.
En Nouvelle-Zélande, les bureaux de vote se trouvent souvent dans des centres commerciaux, églises ou bibliothèques, et même dans des clubs sportifs, et sont ouverts de 9h à 19h le jour du scrutin, un samedi. Ils sont tous gérés par la Commission électorale, dont le personnel porte un gilet orange. L’électeur coche directement son bulletin. La carte EasyVote n’est pas indispensable, et les photos sont interdites. Il est possible de voter par anticipation. Des scrutateurs mandatés par les partis observent les opérations, mais ne font pas partie du personnel. Enfin, les résultats préliminaires sont publiés le soir du scrutin, puis un décompte officiel suit environ deux semaines plus tard.
Autre particularité : le Premier ministre n’est pas élu directement. Après le scrutin, les partis négocient, et la gouverneure générale nomme la personne qui peut compter sur la confiance du Parlement, en général une majorité de 61 sièges sur 120. Les coalitions sont donc fréquentes.
Entre isoloir et enveloppe d’un côté, bulletin à cocher et galerie marchande de l’autre, les deux pays ont leurs propres rituels, mais un même principe : chaque électeur vote en toute confidentialité. Pour les Français installés en Nouvelle-Zélande, c’est l’occasion de découvrir une autre façon de vivre la démocratie, en suivant ce samedi l’élection de ses représentants.
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