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Quand les populistes mettent en scène les éoliennes

Par Rachel Scharly | Publié le 15/04/2019 à 16:36 | Mis à jour le 16/04/2019 à 08:50
Éoliennes

Depuis des mois, les États-Unis sont submergés par les propos d’un Trump amusé par ses propres blagues anti-éoliennes. Pro charbon, anti Accords de Paris, il n’en démord pas, le réchauffement climatique est une fake news. Mais voilà que c’est maintenant au tour de la présidente du Rassemblement national, feu le FN, de copier son mentor, et de mettre en avant les éoliennes dans des propos douteux.

 

Des déclarations stupides

« Chérie, je veux regarder la télévision. Désolé, il n’y a pas de vent » est  la dernière blague qui fait marrer Trump, mais aussi un électorat qui n’a manifestement jamais dû se pencher tant sur l’intérêt que sur le fonctionnement des éoliennes qu’elles soient maritimes, terrestres ou encore urbaines.

Le roi de la fake news est allé encore plus loin en annonçant que « le bruit des éoliennes provoque le cancer » alors qu’aucune étude scientifique n’accrédite cette affirmation. Il a bien fallu que Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants balaye, comme à son habitude, les propos de Trump « ce sont des déclarations stupides » a-t-elle alors lancé. 

 

Éoliennes et migration ?

Marine Le Pen l’a bien compris, sur le banc des extrêmes, la blague anti-éolienne, paye. Elle qui semble observer avec beaucoup d’attention les faits et gestes de Trump, s’inspire souvent du 45ème Président des États-Unis, dans ses propos ou ses comparaisons. C’est donc en ce dimanche qu’elle aussi, a décidé de mettre en scène les éoliennes, de manière encore plus malsaine, avouons-le.

On a pu sentir sa fierté quand elle a lâché pendant l’émission Le Grand Jury sur RTL « les migrants, c’est comme les éoliennes : tout le monde est d’accord pour qu’il y en ait mais personne ne veut que ce soit à côté de chez lui ».

Interrogée sur l’immigration, Marine Le Pen a estimé qu’elle était sur la même ligne que Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur d’extrême droite italien. « Je considère, comme Matteo Salvini, qu’il faut arrêter l’immigration ». Mais peut-être aurait-elle pu rappeler les origines de ses déclarations tant tonitruantes que déplacées. Et oui, force est de constater que la mise en scène des éoliennes a bel et bien traversé l’océan Atlantique ces derniers jours.

 

Que souhaiter aux populistes ? Bon vent, peut-être...

 

Rachel Scharly

Rachel Scharly

Après avoir travaillé de nombreuses années dans la presse économique et spécialisée, Rachel Scharly est la rédactrice en chef de l’édition New York du Petit Journal
1 Commentaire (s)Réagir
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Kriss jeu 18/04/2019 - 01:47

Populiste est à populaire ce que journaleux est à journalistes , si les premiers virent à droite extrême c’est que les seconds restent scotchés à gauche extrême et plus personne ne s’y Trump en effet ! Tant que nous aurons des journalistes pour enfumer le bon sens populaire, tant gringo que franchouille, les Peuples deviendront populistes et pas même Le Pen de grimper sur une éolienne à Manhattan pour le comprendre ! Ainsi même au raz des pâquerettes intello de la 6ième on peut constater que les bobos ne voient pas même que Trump Le Pen et Tutti frutti italien gauche droite droite gauche n’existent plus, le Peuple est aujourd’hui au centre des ronds points et n’a po.pu.laire con que les journaleux qui n’y comprennent toujours rien! Funny, is not it?

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Jean-Paul Demoule est professeur émérite de protohistoire européenne à l’université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France.