

Marcelo Ebrard a remportédimanche, avec 60% des voix, l'élection interne du PRD et devient le candidat du parti pour les municipales de juillet prochain. Il devra relever un double défi : conserver la capitale et soutenir AMLO dans la course àla Présidence
Marcelo Ebrard a menésa pré-campagne avec de gros moyen, maintenant il va falloir tenir le rythme ! (Photo : Notimex)
La victoire, et une large : la journée d'élections internes du Partido de la Revolución Democrática (PRD) a vu triompher dimanche Marcelo Ebrard. Le protégéd'Andres Manuel Lopez Obrador a raflé60% des voix, contre 40% àson opposant, Jesús Ortega. Il devient ainsi officiellement le candidat du parti pour la prochaine élection municipale, qui aura normalement lieu le 6 juillet 2006. 500.000 personnes se sont déplacées pour ce scrutin, qui était ouvert àtous ceux munis d'une carte d'électeur, et pas aux seuls militants PRD.
La pré-campagne aura étéle théâtre d'une lutte sanglante. A l'annonce des résultats, dimanche soir, au siège du PRD, Ortega a refuséde serrer la main de son rival victorieux. Le perdant a même déclaréqu'il continuerait de travailler en faveur du parti mais pas pour le candidat Ebrard.
Tlahuac l'a tué
Jesús Ortega, sénateur, représente la vieille garde du PRD. Il était soutenu par presque tout ce que le parti compte d'establishment dans le Distrito Federal. Marcelo Ebrard, lui, est plus jeune (46 ans), plus photogénique et sa campagne a déployédes moyens bien plus importants. Mais il est aussi un ancien du PRI, qui a migrévers le PRD il y a seulement dix ans. La bagarre àbras raccourcis que l'on a pu observer pendant des mois a beaucoup tournéautour de ce thème, Ortega taxant Ebrard d'arrivisme.
Il est certain que pour les détracteurs d'Ebrad, ce n'est pas la matière qui manque. L'année dernière, alors qu'il était responsable de la Sécuritépublique àla mairie de Mexico, encore dirigée par AMLO àl'époque, le scandale de Tlahuac lui est en grande partie retombédessus : trois policiers lynchés par une foule qui les prenait pour des kidnappeurs d'enfant, avait mis en lumière un manque de réactivitécriante de la part des forces de l'ordre. Cet épisode sordide avait coûtéson poste àMarcelo Ebrard.
Mais même méprisépar les instances du PRD et décriépar une certaine intelligentsia, Ebrad a dans la poche un atout majeur : le soutien inconditionnel du très présidentiable AMLO. Celui-ci répète àl'envi que son Marcelo est le seul qui peut permettre au PRD de conserver la mairie de Mexico et qu'ils formeront un tandem de choc dans leurs campagnes parallèles.
Camille VAYSSETTES. (LPJ) 6 décembre 2005
Voir aussi
http://www.marceloebrard.org/







