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EDUCATION - Le Lycée franco-mexicain et sa petite communauté francophone

Écrit par Lepetitjournal Mexico
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Le lycée franco-mexicain compte une petite communauté à peine visible d'élèves et de professeurs, issus de pays francophones. Ils sont installés au Mexique pour un temps limité ou pour y vivre définitivement{mxc}


Le lycée franco-mexicain compte une petite communauté à peine visible d'élèves et de professeurs, issus de pays francophones. Ils sont installés au Mexique pour un temps limité ou pour y vivre définitivement

Le proviseur du lycée franco-mexicain, Mme Valière, a confié au Petit Journal que l'effectif de cette communauté de francophones, appelés dans son jargon professionnel "les étrangers tiers", ne dépasse guère 130 élèves, soit à peine 5 % de l'effectif total du lycée.
En comparaison avec d'autres établissements similaires du réseau d'enseignement français à l'étranger, qui en moyenne comptent 10 % d'étrangers tiers, il s'agit effectivement d'une toute petite communauté, qui ne fait pas parler d'elle.
Il n'y a aucune explication à cette présence relativement timide des francophones au Lycée. Restent des suppositions rapidement balayées par la présence au lycée de "francophones par vocation", c'est-à-dire issus de pays de tradition non francophone. Ceux-ci sont des enfants de parents ayant fréquenté un lycée français quelque part dans le monde. Ils estiment que l'existence dans un grand nombre de capitales d'un établissement français, est un grand atout à même de les convaincre d'y scolariser leurs rejetons.

Pour l'excellence
Le proviseur reconnaît que le lycée éprouve parfois des difficultés à répondre favorablement à toutes les demandes des parents qui veulent que leur progéniture suive les cours dans le système éducatif français. Le haut niveau de l'enseignement dispensé et les excellents résultats du lycée aux examens nationaux y sont pour beaucoup.
Parfois, des parents font valoir des arguments anecdotiques pour faire admettre leurs enfants au lycée, comme par exemple ce papa qui aurait posé comme clause avant de se marier que sa promise accepte formellement que les enfants à naître soient scolarisés au lycée français. Ou encore ce couple qui avait dit avoir acquis une propriété à proximité du lycée pour la même raison.
Mme Valière nous explique qu'il y a un grand attachement des anciens élèves francais ou non à l'établissement. Il est entendu que la communauté francophone du lycée n'est pas composée uniquement d'élèves, mais aussi de professeurs de différentes origines : canadienne, belge, marocaine, algérienne, etc.
Pour le proviseur, du moment qu'un professeur est admis pour enseigner au sein du système, son origine disparaît complètement au profit de ses compétences pédagogiques.
De temps en temps, raconte-t-elle rieuse, il arrive qu'un parent fasse une réclamation à cause de l'accent d'un professeur, auquel cas, elle lui répond que l'accent ne compte pas vraiment dans l'enseignement de la langue, l'accent étant une preuve de diversité (y compris en France selon les régions, Ndlr). Il n'est nullement un handicap, bien au contraire.
Dans ce panorama de totale homogénéité et d'intégration, il y a quand même un hic. Madame le proviseur l'a évoqué avec prudence, il s'agit de la discrimination dont sont victimes certains élèves originaires d'Afrique noire. Il est triste d'être constamment renvoyé à un fait inaltérable : le monde est loin d'être parfait...

Photos LPJ Mexico (www.lepetitjournal.com/mexico) vendredi 14 mars 2008

lepetitjournal.com Mexico
Publié le 14 mars 2008, mis à jour le 13 novembre 2012
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