

Le lycée franco-mexicain compte une petite communauté à peine visible d'élèves et de professeurs, issus de pays francophones. Ils sont installés au Mexique pour un temps limité ou pour y vivre définitivement
En comparaison avec d'autres établissements similaires du réseau d'enseignement français à l'étranger, qui en moyenne comptent 10 % d'étrangers tiers, il s'agit effectivement d'une toute petite communauté, qui ne fait pas parler d'elle. 
Pour l'excellence
Le proviseur reconnaît que le lycée éprouve parfois des difficultés à répondre favorablement à toutes les demandes des parents qui veulent que leur progéniture suive les cours dans le système éducatif français. Le haut niveau de l'enseignement dispensé et les excellents résultats du lycée aux examens nationaux y sont pour beaucoup.
Mme Valière nous explique qu'il y a un grand attachement des anciens élèves francais ou non à l'établissement. Il est entendu que la communauté francophone du lycée n'est pas composée uniquement d'élèves, mais aussi de professeurs de différentes origines : canadienne, belge, marocaine, algérienne, etc.
Pour le proviseur, du moment qu'un professeur est admis pour enseigner au sein du système, son origine disparaît complètement au profit de ses compétences pédagogiques.
De temps en temps, raconte-t-elle rieuse, il arrive qu'un parent fasse une réclamation à cause de l'accent d'un professeur, auquel cas, elle lui répond que l'accent ne compte pas vraiment dans l'enseignement de la langue, l'accent étant une preuve de diversité (y compris en France selon les régions, Ndlr). Il n'est nullement un handicap, bien au contraire.
Dans ce panorama de totale homogénéité et d'intégration, il y a quand même un hic. Madame le proviseur l'a évoqué avec prudence, il s'agit de la discrimination dont sont victimes certains élèves originaires d'Afrique noire. Il est triste d'être constamment renvoyé à un fait inaltérable : le monde est loin d'être parfait...
Photos LPJ Mexico (www.lepetitjournal.com/mexico) vendredi 14 mars 2008







