

Il aura fallu six séances à la réunion plénière de la Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) pour confirmer la constitutionnalité de la Norme Officielle Mexicaine (NOM) qui oblige les services de santé de tout le pays, publiques et privés, à fournir la "pilule du lendemain" aux femmes victimes d'attaque sexuelle
La Norme "NOM-046-SSA2-2005" avait été votée par la "Secretaría de Salud federal" le 16 avril 2009, afin de venir en aide aux femmes victimes de viols. La loi permet aux victimes d'accéder à la pilule contraceptive jusqu'a 120 heures après le crime.
Dix ministres ont voté pour la constitutionnalité de la Norme. Seul Sergio Salvador Aguirre Anguiano a voté contre, considérant que la pilule équivalait à un avortement.
Avec cette décision, la SCJN a clos la controverse constitutionnelle qui avait été lancée par le gouverneur de Jalisco, Emilio González Márquez. Emilio González Márquez estimait que seul le Ministère Public devrait être en mesure de venir en aide aux victimes; et que les autorités sanitaires ne devraient pas proposer d'options de contraception d'émergence sans que soit prouvé l'existence du viol par les autorités compétentes.
Les chiffres:
- Au Mexique une femme est violée toutes les 4 minutes, ce qui classe le pays au 6 rang mondial.
- Le taux de mortalité suite á un accouchement est 66% plus élevé chez les adolescentes de 15-19 ans.
- Les viols commis par les conjoints, ne sont considérés comme tel que dans 12 états de la République Mexicaine.
- Entre 1997 et 2002, les régions les plus touchées par ces crimes étaient l'état de México, le District Fédéral, Veracruz et Puebla. Cependant, les taux pour 100 mille habitants étaient, et de loin, beaucoup plus important dans le Quintana Roo, la Basse Californie, et Tlaxcala.
La Rédaction (lepetitjournal.com - Mexico) vendredi 28 mai 2010







