Les ?uvres de Joaquín Sorolla, peintre espagnol de la fin du XIXe, sont présentées jusqu'au 8 août au Museo nacional de San Carlos. Une exposition magnifique qui ravira les amateurs des maîtres impressionnistes, entre scènes de la vie quotidienne et paysages àla Cézanne
Autoportrait (Photo : LPJ)
Paysages de France et d'Espagne, gens ordinaires mis en valeur par la maîtrise des couleurs... la peinture de Joaquín Sorolla nous replonge avec délice dans le quotidien de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, avec une force qui n'a rien àenvier aux grands maîtres impressionnistes français.
Jusqu'au 8 août, le Museo nacional de San Carlos met àl'honneur les oeuvres de Sorolla àtravers l'exposition Sorolla en México. Une rétrospective qui permet de faire connaissance avec le maître espagnol, ou simplement de le redécouvrir.
NéàValence en 1863, Joaquín Sorolla débute très tôt son apprentissage artistique, puisqu'il intègre l'Ecole des Beaux-Arts de San Carlos (Valence) à18 ans, après quatre ans passés auprès du sculpteur Cayetano Capuz. Au cours de ces études, il se familiarise avec les techniques des grands comme Velázquez, et apprend notamment les jeux d'ombre et de lumière.
Entre réalisme et impressionnisme
Les peintures de Sorolla oscillent entre le réalisme et l'impressionnisme. Ses représentations des paysans et marins valenciens sont une fenêtre ouverte sur des lieux reculés oùla modernitén'avait pas sa place. Entre scènes de vie intimistes et traditions de son pays -incarnés par des personnages hauts en couleur vêtus de costumes typiques-, le maître nous propose de véritables témoignages d'une époque. Et, àl'instar d'un clichéréussi, les couleurs réussiraient presque àdonner vie àces personnages plaqués sur la toile.
Mais la plus belle expression des traits impressionnistes de l'artiste se concrétise dans ses ?uvres représentant la mer. Ainsi, sur certaines toiles, on devinera plus qu'on ne verra des scènes se déroulant dans l'eau et mêlant baigneurs, marins, voire même animaux. Un peu àla manière de Paul Cézanne, son contemporain.
Julie SAMIT. (LPJ) 1er juillet 2005
Joaquín Sorolla en México
Museo nacional de San Carlos
Puente de Alvarado, 50
Col. Tabacalera
Tel : 5566 8085
Du lundi au mercredi de 10h à18h
Entrée : 25 pesos
Jusqu'au 8 août







