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Des universités australiennes donnent à la Chine un droit de regard

Par Rim Böhle | Publié le 29/07/2019 à 18:56 | Mis à jour le 30/07/2019 à 05:44
chine universite australie

Plusieurs universités australiennes ont renouvelé leur partenariat avec la Chine, offrant notamment à cette dernière un droit de regard sur l'éducation enseignée dans les centres qu'elle finance.

Certaines universités donnent un droit de regard à la Chine

Les accords signés par La Trobe University, à Melbourne, Charles Darwin University, à Darwin, la University of Queensland, la Griffith University, toutes deux à Brisbane stipulent que ces dernières "doivent accepter l'évauation [par la Chine] des enseignements proposés" au sein des centres de recherche Confucius, présents sur leur campus. Financés par le gouvernement chinois à travers l'agence publique Hanban, basée à Pékin, ces instituts proposent des enseignements sur la culture chinoise et des cours de langue.

Manifestion d'universitaires, heurts avec étudiants pro-chinois

A l'annonce de la signature de ces contrats, des étudiants de la Queensland University ont organisé une manifestation réclamant plus d'information "sur la véritable nature des relations entre l'université et Pékin". La protestation a dégénéré en de violentes altercations avec l'arrivée d'étudiants pro-chinois, venus soutenir le gouvernement.

Les porte-paroles minimisent le rôle des centres Confucius

Les porte-paroles de La Trobe University et Charles Darwin University ont souligné que les centres Confucius n'avaient pas d'infuence sur le curriculum en général de leur université. Louant leurs actions, les deux universités insistent cependant sur le rôle culturel limité de ces centres.

La réputation des universités australiennes en jeu

Interrogé par The Age, John Fitzgerald, professeur émérite à Swinburne University, expert en politique chinoise note que même si ces universités ne violent pas les régles de l'agence publique educative australienne, "elles ternissent leur image." Il ajoute : "Les universités australiennes sont libres et autonomes car elles ne sont pas soumises à l'autorité d'un gouvernement étranger. Tout ce qui pourrait entacher cette croyance sera néfaste pour tout le secteur en général."

 

Rim Bohle

Rim Böhle

Responsable de l’édition Melbourne. Expérience de 10 ans comme analyste politique pour des agences gouvernementales. Passionnée de photographie, avide fureteuse de bons plans. Toujours prête pour débattre autour d’un bon café!
2 Commentaire (s)Réagir
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fLo mar 30/07/2019 - 12:23

C’est surprenant et quand même dérangeant, je dois dire!

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van mer 31/07/2019 - 09:19

Meme constat dans les universités canadiennes, il y a eu un article dans plusieurs medias canadiens qui s'alarment sur l'infiltration du gouvernement chinois dans les universités canadiennes à travers les centres confusius pour influencer l'opinion canadienne.

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