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Anne Weissbecker : "Le cirque est un art universel, compris par tous"

Par Rim Bohle | Publié le 24/02/2020 à 20:30 | Mis à jour le 26/02/2020 à 09:34
Anne Weissbecker cirque soleil

Le Cirque du Soleil plante son chapiteau à Melbourne avec son spectacle Kurios. La rédaction s'est entretenue avec la performeuse aérienne Anne Weissbecker, qui était à la génèse de ce spectacle unique.

 

Lpetitjournal.com Melbourne : Bonjour Anne, pouvez-vous nous parler de votre rencontre avec le Cirque du Soleil ?

Anne Weissbecker : Je suis française. J’ai commencé le cirque en France dans une école à Strasbourg à l’âge de 10 ans. J’ai vite compris que c’était ma passion. J’ai voulu étudier pour avoir un meilleur niveau. Je suis allée à l’École Nationale du Cirque à Montréal, qui est une des meilleures écoles au monde. L’établissement est indépendant mais se trouve juste en face des locaux du Cirque du Soleil. Quelques années après avoir fini l’école, j’ai été approchée par le Cirque du Soleil pour faire un spectacle à Las Vegas, appelé Love. J'ai participé à cette production pendant cinq ans. Après plus de 2000 représentations, j’ai souhaité faire autre chose. J’ai participé à la création de Kurios. Je suis donc avec la troupe depuis la création de ce spectacle.

 

anne weissbecker
(Source Instagram : @anneweissbecker)

 

Quelle est la magie Kurios?

Dans ce spectacle, tous les numéros ont une spécificité. Nous ne nous reposons pas uniquement sur les techniques traditionnelles du cirque. Je suis une ‘aérienne' c'est-à-dire que je vole sur des appareils. Plus particulièrement je vole sur un vélo. C’est un vrai vélo qui prend son envol et sur lequel je fais des figures acrobatiques. C’est une première. Nous avons du tout inventer. Il a fallu créer toute la technique, comment accrocher le vélo, penser toute la chorégraphie, les figures, les transitions. C’était véritablement un travail de recherche et de création.

 

anne weissbecker cirque soleil

 

Avec une expérience comme la votre, ressent-on encore une peur ou une appréhension avant chaque représentation?

Je ne parlerais pas de peur. Il faut une grande concentration que l’on soit sur son premier spectacle ou après 10 ans. Nous nous entrainons beaucoup. Tout se fait pas étape. D’abord, nous développons les chorégraphies dans une salle d’entrainement, avec des tapis en dessous puis on monte progressivement. On prend confiance en soi. Avant chaque spectacle, il y a une grande concentration. Ce n’est pas parce qu’on a fait une belle performance la veille, que tout est acquis le jour suivant. Il faut vraiment être concentrée.

 

De par sa nature mais aussi son équipe et les publics qu'il touche, le Cirque du Soleil est un symbole du multiculturalisme et d'universalité. Faites-vous cependant des modifications selon le pays où vous vous représentez?

Le spectacle reste le même dans tous les pays, une grande partie reste universelle.  C’est cela qui est beau. Le meme spectacle va être reçu par tous les publics sur tous les continents. Il y a juste une petite partie parlée. La personne doit changer son texte. Pour le moment, cela s’est fait en anglais, en français et en japonais. Le cirque est un art universel, compris par tous, quelque soit l’age, la culture.  C’est beau à vivre.

 

 

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Rim Bohle

Rim Bohle

Directrice de l’édition Melbourne. Passionnée de photographie, avide fureteuse de bons plans. Toujours prête pour débattre autour d’un bon café! rim.bohle@lepetitjournal.com
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