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CONCERT - Le groupe Paris Combo à Melbourne

Écrit par Lepetitjournal Melbourne
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 septembre 2017

 

Paris Combo est un groupe né au début des années 90. Le nom du groupe vient des formations de jazz des années 30 et de la capitale française qui leur sert de vivier culturel. Avec cinq albums studio et deux décennies de concerts dans le monde entier, Paris Combo occupe une place singulière dans le paysage musical actuel. A la fois swing et éclectique, le groupe est à nouveau en tournée en France et à l'étranger avec leur nouvel album "5" qui est sorti chez Cristal Records/Sony. Lepetitjournal.com a rencontré David Lewis, musicien australien et membre fondateur du groupe à l'occasion de leur venue en Australie pour un nouvel album et une tournée. 

 

Lepetitjournal.com - Pairs Combo avait disparu pendant quelques années, que s'est-il passé ?

David Lewis - Depuis notre formation en 1995, nous avions passé dix ans à enregistrer et à faire des tournées non stop, il y a eu une forme d'essoufflement, chacun avait envie de faire autre chose, je pense que pour la plupart des groupes c'est un peu le même phénomène. Fin 2005 nous avons pris une pause et nous avons fait notre come back fin 2011 à Los Angeles au Hollywood Bowl, ou disons que ce concert important a accéléré notre retour.

Avez-vous eu peur de reprendre le devant de la scène?
Il y a eu deux choses ; d'une part l'envie du groupe de se réunir à nouveau et de recommencer à écrire ensemble et ça c'était la première appréhension, mais dès que nous nous sommes retrouvés, il y a eu le plaisir de retravailler ensemble pour écrire un nouvel album

Après, l'autre bonne nouvelle c'était que le public était toujours au rendez-vous dans les salles.

Et fort de ces dix ans déjà passés ensemble, nous avons repris l'aventure avec une autre attitude, un autre souffle, avec plus de plaisir je dois dire, car nous sommes plus conscients de ce que nous sommes entrain de faire. Les premiers années, les choses arrivent vite, il ya eu pas mal de succès avec les trois premiers albums, mais nous ne controlions pas grand-chose.

Il y a une maturité maintenant, vous profitez plus ?
Oui absolument et pendant la pause, la musique a continué à voyager grâce å internet.

Vous avez vécu cette révolution ?
Oui incroyable, alors bien sur Il y a des problèmes qu'on connait de la rémunération des artistes mais à côté de cela il y a eu l'explosion de la diffusion qui n'a plus rien à voir avec il y a 15,20 ans. Il y a des territoires où nous pouvons aller maintenant car les gens connaissent déjà la musique. Ces outils de diffusions avec les médias sociaux sont formidables aujourd'hui.

Pourquoi le retour aux US ?
Nous avons un vrai public aux US. Depuis le début du groupe, il y a eu un engouement, nous y sommes allés une vingtaine de fois. C'est aussi un territoire où l'on peut fonctionner sans disque. Donc on a tout de suite recommencer à tourner la-bas et on a repris le rythme rapidement.

Et ensuite en France..
Oui après le retour aux US, nous sommes repartis en France pour faire des concerts, là aussi avant la sortie du disque. On a joué au Trianon, au New Morning à Paris et ce qui est agréable c'est aussi d'aller en province où le public parfois découvre la musique, il n'est pas acquis d'avance.

Et maintenant l'Australie?comment êtes-vous arrivés ici avec votre musique ?
Déjà le fait que je sois australien n'y est pas pour rien ! On avait signé chez Boucherie Production à Paris et une des personnes de Boucherie Production qui s'occupait des licenses à l'étranger est rentrée en contact avec Tony Green un distributeur australien qui a été celui qui a sorti nos quatre premières albums Down Under. Il a fait un travail fantastique, il croyait vraiment en notre musique, malheureusement il est décédé aujourd'hui mais il a fait beaucoup pour nous ici. Nous sommes venus pour deux tournées en 2000 et en 2002. Et nous revoilà avec notre dernier album "5" qui est aussi sorti ici en mars.

Comment est le public australien ?
Très anglo-saxon (rires) On adapte de toute façon, on ne fait jamais le même concert, c'est quelque chose que nous faisons ensemble avec le public un concert, tous le formats nous vont, que ce soit un public assis plus jazz club ou alors des gens debout, qui dansent c'est intéressant aussi.

Ce côté très ?titi parisien? de votre style vous-a-t-il aidé dans les pays anglo-saxons ?
Oui bien sur il y a un exotisme très évocateur pour ces publics là, nous avons toujours chanté en français, c'est ce qui attire aussi ces publics. Mais en même temps, il y a de choses des familières dans ce que l'on fait pour les publics anglo-saxons, notamment le jazz. Je remarque beaucoup cela, ce mélange d'exotisme et de familiarité.

Vos influences ont-elles évolué ?
Le son essentiel du groupe n'a pas vraiment changé, il y a eu des évolutions mais cela reste toujours une combinaison. Quand j'ai rencontré les autres membres du groupe il y a vingt ans, ils faisaient du swing manouche avec de la chanson française, avec beaucoup de reprises de chansons des années 30/40. A partir de cette base, nous avons développé d'autre influences, la musique latino, un peu de ska, du jazz. Nous avons essayé de développer notre son, notre harmonie propre et cela a fonctionné.

Vos projets ?
Cette année 2015, il y a pas mal de concerts à l'étranger, Australie, USA, Europe. Nous allons aller en Europe du nord en Russie, et au Royaume Uni pour la première fois en juin avec Glasgow, ce qui assez étrange. On va aussi commencer à écrire et enregistrer un nouvel album fin 2015. On est repartis, très encouragés par la manière dont cela se passe.

Cela fait trente ans que vous vivez en France, qu'aimez-vous dans ce pays ?
Je suis arrivé en 1982, j'ai pu aller gratuitement assisté aux concerts des toits de paris, en tant qu'étranger, j'ai pu vivre de ma musique. Une ville comme Paris donne une chance aux artistes, culturellement et politiquement il y a cette idée de création en France. La culture a encore une grande place en France, c'est très dynamique. Je ne suis pas entrain de dire qu'il n'y a pas de problèmes mais il a encore plein de bonne choses du point de vue culturel en France.

Comment vous voyez l'évolution de votre pays l'Australie?
Je pense que malgré les progrès technologiques, internet tout cela, il reste la distance, on la ressent toujours, elle n'a pas été estompée?

Que peut on vous souhaiter pour 2015 ?
Une harmonie entre les membres du groupe, je suis très conscient de cette deuxième chance que nous avons eu en tant que groupe et je remercie les gens qui nous ont suivi depuis 20 ans et qui nous ont toujours rappelé que ce public était là.

Propos recueillis par Vincent Aknin (Lepetitjournal.com/sydney)

 

SITE INTERNET
http://www.pariscombo.com/News

PAGE FACEBOOK
https://www.facebook.com/ParisCombo

OU : Melbourne Recital Centre - Elisabeth Murdoch Hall 

Jeudi 11 juin 2015 - 19:30

Tickets: A reserve $85 ($70 concession) | B reserve $65 ($55 concession) | C reserve $55

Réservations : https://e.melbournerecital.com.au/booking/production/syos/8231?performance=

ECOUTEZ : https://soundcloud.com/mgm-distribution-1/sets/paris-combo-je-te-vois-partout/s-ATm1Y

 
lepetitjournal.com Melbourne
Publié le 2 juin 2015, mis à jour le 5 septembre 2017
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