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SOLIDAIRE - La Marelle vends au profit des orphelins du Cap

Par Lepetitjournal Le Cap | Publié le 31/10/2013 à 23:00 | Mis à jour le 01/11/2013 à 08:06

(Crédit: MD LPJ Le Cap)

Une association créée par 3 françaises vends sacs, bijoux et autres créations pour venir en aide à un orphelinat du Cap. Une vente organisée aujourd'hui a réuni de nombreux parents de l'école française du Cap.

« La marelle, c'est la bagarre, on s'arrache les sacs » constate en rigolant une cliente? Deux femmes ont, en effet, repéré le même sac bleu marine, le dernier? « vas-y, prends-le, toi », « non, j'en ai déjà un presque pareil, je te le laisse » Loin de s'écharper, les deux amies s'arrangent? Sur une table sont alignées des petites pochettes avec des photos du Cap : la table montain, les cabines de plage? « je vais pouvoir commencer mes cadeaux de noel ! » se félicite une maman.

« Ces pochettes sont des nouveaux produits, nous les avons créées pour l'occasion et nous avons eu du mal à les finir à temps ! » explique Elisabeth Masanet, l'une des fondatrice de la Marelle.

Voilà 5 ans qu'elle a eu l'idée de lancer cette association. « On a commencé avec 2 autres femmes qui ont depuis quitté le Cap. Heureusement, j'ai trouvé d'autres volontaires pour m'aider » ajoute-t-elle.

130 000 rands pour 8 orphelins

L'association reverse tous les gains à un petit orphelinat près du Cap. Une petite institution qui accueille 8 enfants et ne perçoit que peu d'aides de l'Etat. L'année dernière la Marelle a pu récolter 130 000 rands pour les orphelins. « Nous payons leurs frais de scolarité, leurs uniformes, nous faisons des courses pour eux, nous avons également payé pour la réparation du véhicule de l'orphelinat.

Nous ne donnons pas l'argent directement à l'institution, nous payons leurs factures, comme ça nous pouvons dire très clairement à nos clientes à quoi a servi l'argent récolté lors des ventes » précise Elisabeth Masanet.

Une somme qui ne suffit toutefois pas à faire vivre les enfants : « il faudrait 20 000 rands par mois pour pouvoir payer tous les frais de fonctionnement, on en est encore loin » ajoute Elisabeth.

Tous les produits présentés, sacs, bijoux, pochettes, écharpes, sont conçus par les volontaires. Ce sont elles qui dessinent les patrons. Ensuite, une couturière employée à temps plein par l'association se met au travail. « A part les petits bijoux en argent qui viennent de France, tout est produit ici. On essaie de trouver de beaux tissus locaux pour aider les petits fabricants.

Notre couturière vit dans Cape Flats et grâce à son salaire, elle peut faire vivre sa famille ». L'association n'aide donc pas seulement l'orphelinat. « Nous avons envisagé de créer un atelier de fabrication dans les townships, mais c'était vraiment un trop gros investissement », regrette Elisabeth.

La Marelle cherche repreneur

Les clients de l'association sont essentiellement des expatriés ou des étrangers. Pour faire connaître ses produits, la Marelle voudrait les mettre en dépôt vente dans des boutiques de la ville. Un hôtel s'est déjà laissé convaincre. Le gros des ventes est réalisé pendant les ventes privées organisées chez les volontaires de l'association ou pendant les marchés ou les foires dans les écoles.

La Marelle présentera ainsi ses créations à la foire de Constantia de mercredi à dimanche prochain.

Elisabeth, elle, s'inquiète déjà du futur? Elle doit quitter l'Afrique du Sud en juin prochain et cherche quelqu'un pour lui succéder à la tête de l'association. « C'est l'équivalent d'un gros mi-temps. Il faut aimer coudre, mais aussi avoir des idées pour créer des produits soi-même » explique-t-elle « J'espère vraiment que quelqu'un reprendra le flambeau en juin, les enfants de l'orphelinat en ont besoin » conclu-t-elle

Marie Dumoulin (www.lepetitjournal.com/lecap.htmlvendredi 1 novembre 2013

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