Édition internationale

TELEVISION - Monde arabe : des chaines satellitaires à revendre !

Écrit par Lepetitjournal Le Caire
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

De nos jours, il est très difficile de compter les chaines satellitaires qui émettent en langue arabe. Selon les estimations, elle se comptent par centaines... Ces dernières années, le citoyen arabe est devant un étrange constat : le monde arabe est l'une des régions les plus "actives" dans le secteur audiovisuel, ne serait-ce que quantitativement parlant...

Ce véritable boom n'a commencé, cependant, que dans les années 90. Toutefois, la fête concerne plutôt les annonceurs publicitaires, même si, paradoxalement, leur nombre reste minime en comparaison avec le nombre des chaines qui pullulent presque mensuellement. Les chaines musicales, sont certainement les plus fourmillantes, suivies des chaines généralistes, ou chaines de cinéma. Dernier challenge économique arabe : Les chaines d'informations

Dubaï, la capitale de l'info
Au pied des tours en construction, Dubaï et sa Media city. Un cadre idyllique pour travailler mais surtout une zone franche créée pour attirer les médias internationaux. Les grandes télés se côtoient dans cette grande ville médiatique : CNN, BBC ou encore le géantissime groupe MBC et sa chaine d'info Al-Arabiya. Des grands noms, des moins connus aussi. A titre d'exemple, Decision Maker TV a été créée voici seulement 4 ans. Ce nouveau-né emploie 85 personnes pour un budget de 5 millions de dollars. Cet état de fait nous pousse à nous interroger sur le public visé : les jeunes et riches entrepreneurs.

Facilement crées, difficilement rentables...
Pourtant, de nouvelles chaines se créent en permanence dans cette région tourmentée. Elles seraient au minimum 500 aujourd'hui. Très difficile, voire impossible de capter les cinq sens des quelques 330 millions d'arabophones.

Al Arabiya, un succès ?
Créée en 2003 avec des capitaux saoudiens, Al Arabiya s'est hissée à la hauteur de l'historique Al Jazeera, à capitaux qataris. Pourtant le pari n'était pas gagné d'avance dans une région où le marché publicitaire est faible.

De même, comme l'expliquent si bien les spécialistes de l'économie des médias, si vous prenez 50 chaines arabes, elles se partagent 95% des téléspectateurs. Ce qui veut dire qu'il y a plus de 500 chaines qui se battent pour 5% de part d'audience et de part de marché publicitaire...

Et pourtant, logiquement parlant, ce ne sont pas les chaines qui doivent choisir le téléspectateur, mais plutôt l'inverse !

Houda BELABD (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) mardi 22 juin 2010

Publié le 22 juin 2010, mis à jour le 13 novembre 2012
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