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SPECTACLE - Les derviches tourneurs du Wékalet Al-Ghoury

Écrit par Lepetitjournal Le Caire
Publié le 14 juin 2007, mis à jour le 13 novembre 2012

Dans les murs d'un caravansérail édifié au XVI° siècle, une troupe de derviches tourneurs offre un spectacle impressionnant. Ce caravansérail urbain, situé prés de la mosquée Al-Azhar, non loin du fameux souk bigaré de Khan El Khalili offre un attrait supplémentaire au spectacle. Ce cadre, tributaire d'un passé de plusieurs siècles s'harmonise naturellement avec les chants et les danses

Le nom de derviche tourneur est donné aux membres de la confrérie musulmane masculine soufie des mawlawi en raison de leurs danses caractéristiques. Leurs danses, appelées Sema, forment d'énormes toupies grâce à leurs gestuelles et leurs habits.
Ils tournent d'abord lentement, déploient leurs bras, la paume de la main droite dirigée vers le ciel pour l'accueillir puis accélèrent rapidement afin de rentrer dans une forme de transe. Ces danses revêtent originellement un aspect sacré et religieux.

Un vrai tourbillon de couleurs?
Le spectacle commence par la venue des musiciens qui nous introduisent dans leur univers musical. Les musiciens accompagnent ensuite un derviche tourneur qui laisse pantois les spectateurs tant sa danse est une prouesse physique. Il tourbillonne durant de longues minutes, joue avec son habit traditionnel coloré. Puis, trois autres danseurs montent sur scène et virevoltent. Le jeu des couleurs, leurs gestuelles gracieuses qui frôlent les postures mystiques emportent les spectateurs dans leur univers religieux.
Dans la tradition des Soufis, "Rakhs", la danse sacrée de l'extase spirituelle (qui existe encore de nos jours parmi les Soufis d'Orient ), date de l'époque où Djalal El Dine El Roumi était si absorbé par la contemplation de la nature et le pouvoir du Créateur qu'il a commencé à tourner rythmiquement si bien que les pans de ses vêtements forment un cercle et les mouvements de son cou et de ses mains en forment un autre. Ses gestes reflétent son sentiment de liberté;il s'est senti sortir de sa cage tout en effaçant les marques spatio-temporelles.
Flavie SEGANTINI. (www.lepetitjournal.com ? Le Caire) jeudi 14 juin 2007

A voir absolument !
Lieu : Wékalet Al-Ghoury. Tous les soirs à 20h, entrée gratuite

Publié le 14 juin 2007, mis à jour le 13 novembre 2012

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