

Des câlins sans retenue (à toutes sans occasion) par-ci, des scènes "crues"par-là, le tout est arrosé d'un franc-parler téméraire, voilà ce qui "dérange"le public égyptien conservateur dans le dernier film du réalisateur Yousri Nasrallah.
L'histoire est "à dormir debout": Animatrice d'une émission télévisée qui s'intéresse à "la vie de tous les jours", Heba a une vie professionnelle réussie. Elle est aussi l'épouse d'un célébrissime journaliste. Cependant, la vie intime du couple demeure, pour elle, le secret même de la prospérité sociale, voire son principal moteur. Chose qu'elle ne cache pas à ses téléspectateurs à travers une question qu'elle pose quasiment à tous ses invités: "Comment vivez-vous votre sexualité?"
Le lancement du film, lui, fut le véritable déclic d;une interminable série d'admonestations. En effet, les "overdoses"de scènes sexuelles n'ont fait que noyer "Ehki ya Shahrazad..."(signifiant "Raconte, Shérazade...") dans des chemins inextricables dignes des mille et une nuits.
Certainement, avant la sortie du film, le public s'attendait à une Mona Zaki sage, vu qu'elle a habitué ses fans à une Mona tantôt amusante, tantôt innocente. Cependant, celle qui a été pendant de longues décennies,
Le public n'a pas boycotté les salles de cinéma à cause de la sortie du film. Comme quoi la polémique est derrière les films les plus regardés.
Néanmoins, dire que les Egyptiens ont été déçus par le scénario serait un euphémisme. Ex-fan de Mona Zaki, Marwa a juré mettre une croix sur ses prochains films: "C'est incroyable à quel point je suis déçue par le rôle de mon ex-star fétiche. Je n'en reviens toujours pas...Dorénavant, je ne me permettrai plus jamais de voir l'un de ses prochains navets. Une seule déception suffit...", affirme-t-elle.
La star controversée, quant à elle, a dit son dernier mot, lors d'une célèbre émission égyptienne de talk show : "Lorsqu'une personne pense que tel ou tel film est indécent, elle n'a qu'à ne pas le voir et cela s'arrête là". Décidément, il s'avère que la jeune femme n'a pas encore laissé au placard son innocence et sa spontanéité d'antan !
Houda BELABD (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) jeudi 30 juillet 2009








