

Lorsqu'en 1911, Henry de Monfreid, déjà aventurier, pas encore écrivain, débarque en Abyssinie et navigue en mer Rouge, il est muni d'un appareil stéréoscopique à plaques. Il réalise alors près de 5000 clichés qui révèlent un grand photographe.
Selon le grand poète libanais Salah Stétié, Henry de Monfreid avait « le regard caméra ». C'est ce qui saute aux yeux dans ses photographies, réalisées il y a près d'un siècle. De la moue du matelot à bord d'un boutre au chemin de fer emporté par l'orage, en passant par l'expression mi-rêveuse, mi-rieuse d'un enfant, ce n'est pas une Afrique fantôme qu'il nous donne à voir mais une Afrique vivante et vibrante, aux antipodes des clichés de l'époque. Mû par une insatiable curiosité, Monfreid parcourt les rivages de la mer Rouge en se fondant dans le décor, tel un ethnologue résolument moderne. Photos OMIP - Clichés de Henry de Monfreid
Ce qu'il montre, ce n'est pas ce qu'il voit, mais ce qu'il vit. Et ses images sont le creuset de toute son ?uvre :

pas de redécouvrir. »
Du 15 au 27 février : au Centre Culturel Français d'Alexandrie (CCFA) , exposition « En mer Rouge, Henry de Monfreid photographe » accompagnée de « Mers et voyages, regards sur l'usage du monde, carnets de croquis de Guillaume de Monfreid ». Vernissage de l'exposition à 19h.

Les 16 et 18 février à 19h : conférences de Guillaume de Monfreid et François Bellec au CCFA et à 21h : signature des livres des conférenciers à la libraire l'Autre Rive.
Pour plus d'information, visitez le site www.exp0mip.wordpress.org
L'événement « de Monfreid » est organisé par l'association Orient Méditerranée Inter-Perspectives (OMIP). Créée en 2006, l'association OMIP agit pour « la promotion des relations humaines, échanges économiques, culturels, scientifiques, universitaires entre les pays arabes, méditerranéens et européens ».
M.S. (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) lundi 16 février 2009








