

Devant la langue de Molière, celle de Shakespeare semble être un peu «has been» en Egypte, à en juger quelques témoignages qui font partie de la vie quotidienne.
«-Votre fillette irait-elle au jardin francophone cette année ? ?Non, malheureusement elle se contentera d'un jardin d'enfant anglophone cette année...» lance Badiaa à sa voisine dans le hall de l'école internationale de langues étrangères Alexander Language School (ALS), située au Maadi, un quartier huppé au Caire.
Cette manière de voir a l'air d'être partagée par tous les parents qui souhaitent offrir un lendemain meilleur à leur progéniture. Et surtout, pour faciliter leur insertion professionnelle plus tard.
Ces écoles-là ne sont pas pour autant un simple phénomène à la mode.
Photo Lepetitjournal.com - La Francophonie et l'Alexander School
Directrice du centre international de langues ALS, le Dr. G. Shehata, pédopsychiatre de formation, constate clairement que parmi les langues les plus attrayantes dans ce pays du monde vient en tête du peloton le français, qui a majestueusement la côte, suivi de la langue de Shakespeare qui demeure très utile dans le marché de l'emploi. Car "les parents veulent offrir à leurs petits une éducation ajustée aux exigences de la vie moderne".
En outre, dans Al-Waseet, principal journal pour annonces dans le pays, les offres d'emploi sont légion pour les enseignantes des centres de langues maîtrisant parfaitement la langue française. Mais encore faudrait-il qu'elles aient des diplômes assez solides.
Par ailleurs, concernant les frais d'inscription de ces écoles, les prix demeurent variables, entre 500 et 2000 L.E par mois (soit d'environ 60 à 240 ?)
Finalement, opter pour les cours de français à domicile pour ses enfants, cela reste un luxe très élitiste dans ce pays. Les plus chanceux sont, cependant, ceux qui en donnent. Une heure de cours de français à domicile coûte environ 10 ?. Avis donc aux astucieux...
Houda BELABD (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) jeudi 26 novembre 2009






