

Le 20 janvier prochain, Barack Obama quittera définitivement le bureau ovale et laissera Donald Trump s'installer à la Maison Blanche. Avant de partir, Barack Obama a tenu à remercier Joe Biden pour son action lors des 8 années passées à ses côtés à la Maison Blanche en tant que vice-président. Ainsi, il lui a remis la Médaille Présidentielle de la liberté, soit la plus haute distinction civile américaine, par surprise lors de ses adieux à la Maison Blanche. C'est seulement la troisième fois qu'un vice-président reçoit un tel honneur, le dernier étant Hubert H. Humphrey décoré par Jimmy Carter en 1980 à titre posthume.
Mais quel rapport avec l'Irlande ? Pourtant, l'île d'Emeraude a été plus présente qu'il n'y paraît dans cette cérémonie américaine. Et c'est par sa grande culture qu'elle y était car Barack Obama a tenu à citer un poète irlandais. Mais, le Président américain, connu pour son grand sens de l'humour, a précisé qu'il voulait utiliser les mots de Seamus Heaney, mais qu'il ne pouvait le faire car il « était déjà pris ». En effet, Seamus Heaney, poète nord-irlandais qui a reçu le Prix Nobel de littérature en 1995, est le poète auquel se réfère régulièrement Joe Biden pendant ses discours.
Ainsi, Obama s'est donc rabattu sur un autre auteur irlandais, mais pas des moindres puisqu'il s'agit d'un autre Prix Nobel de littérature en 1923, W.B. Yeats. Rendant donc hommage à son « frère » Joe Biden, ému aux larmes, Obama a lancé à son audience cette citation du poème The Municipal Gallery Revisited « Pensez où la gloire de l'homme commence et se termine et dites que ma gloire était que j'ai eu des amis. ». Dans son propre discours, Joe Biden a donc lui fait appel à Seamus Heaney avec le poème From The Republic of Conscience « Vous avez porté vos propres fardeaux, et très bientôt, les symptômes effrayants de privilège ont disparu. ».
Emilio Meslet (lepetitjournal.com/dublin) Le lundi 16 janvier 2017







