Édition internationale

PORTRAIT D’EXPAT - Camille David, 21 ans, fille au pair depuis 3 mois à Dublin

Écrit par Lepetitjournal Dublin
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 12 août 2015

Elles sont nombreuses à débarquer dans la capitale irlandaise pour venir s'occuper de bambins pendant plusieurs mois tout en étant immergées dans une famille dublinoise. Camille David, vannetaise de 21 ans, est l'une d'entre elles. Entre surprises et déconvenues, elle raconte son quotidien de fille au pair.


?Fille au pair à plein temps, c'est du sport?
, confie Camille David, qui exerce ce petit boulot depuis près de 3 mois à Dublin. Après avoir validé son DUT en logistique industrielle en juin dernier, elle avait pour objectif de partir à l'étranger afin d'apprendre l'anglais. Quelques mois plus tard, la bretonne débarque donc dans la capitale irlandaise pour trouver un job. Elle cherche au départ à travailler en tant que serveuse dans un bar ou un restaurant. "Je n'ai réussi à décrocher qu'un essai dans un pub, confie la jeune fille, qui n'a apparemment pas été concluant puisqu'ils ne m'ont jamais rappelé", poursuit-elle, amusée. Après quelques mois de recherches intensives et à court d'économies, elle décide finalement de se rendre sur le site Aupairworld.com, où, très vite, elle entre en contact avec une famille. Après quelques messages échangés, elle part à leur rencontre puis emménage, deux semaines plus tard, dans la demeure familiale.

Une maman néo-zélandaise et un papa français

"Il ne s'agit pas d'une famille typiquement irlandaise, dévoile la jeune femme, mais le dépaysement est bel et bien présent." Elle effet, avec une maman néo-zélandaise, un papa français et deux enfants avec qui il faut parler français mais qui répondent en anglais, le cas de figure n'est pas des plus communs.

"Ça tourne beaucoup autour des couches et des siestes"

"L'avantage est qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer, sourit la bretonne, mes journées débutent à 9h30 et je termine le soir à 18h30." Les enfants sont très jeunes, l'ainé, Emile, a 2 ans et demi et sa petite s?ur, Paloma, n'a que 6 mois. "Je me repose quand ils font la sieste", convient Camille. Le reste du temps, les activités restent plus ou moins les mêmes, "on joue au lego, on fait des puzzles, on va au parc", énumère-t-elle. "Evidemment à cet âge là, ça tourne beaucoup autour des couches et des siestes. Mais mon but était de parler anglais et cela me permet de rester ici, c'est vraiment le principal pour moi"
Membre à part entière de la famille, la maman de substitution se sent tout de même privilégiée. « J'ai rencontré de nombreuses filles au pair qui n'ont pas eu la chance que j'ai. La famille est adorable avec moi. Je mange avec les parents le soir, je leur raconte ma journée et le week-end, je suis totalement libre. »

Immersion totale dans le quotidien d'une famille

Travailler avec les enfants n'était pas une vocation. "J'ai fait un peu de baby-sitting pour aider des proches mais je n'ai pas eu énormément d'expériences auparavant", confie-t-elle. Quand elle arrive dans la famille, Camille passe donc deux semaines avec la mère, Tessa, qui lui transmet ses conseils et lui apprend tout ce que doit savoir une baby-sitter. « Tout le temps que j'ai passé avec elle m'a également permis de faire de nombreux progrès en anglais, se réjouit Camille. C'est aussi l'avantage d'être fille au pair, on est immergée dans le quotidien d'une famille ».


Jéromine Doux, (www.lepetitjournal.com/dublin), Mardi 24 Février 2015

 

 

 

 

logofbdublin
Publié le 23 février 2015, mis à jour le 12 août 2015
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