

Christopher a passé près des trois-quarts de sa vie à apprendre le français. Et il n'est toujours pas rassasié
Christopher Allen (24 ans) apprend le français depuis l'âge de sept ans. Il a suivi un master de production audiovisuelle au Dun Laoghaire Institute (IADT) et a décidé de réaliser son mémoire sur les connexions existantes entre la France et l'Irlande dans son pays. "J'ai toujours été intéressé par la France, quel que soit l'aspect. Je me suis demande pourquoi il y a tant d'Irlandais qui sont apprennent le français. Les liens entre la France et l'Irlande sont nombreux et anciens, et ça continue. Je pense que l'événement le plus important est le festival franco-irlandais de littérature. Les deux pays ont énormément d'écrivains talentueux dans leur patrimoine."
Un intérêt pour la France qui s'est rapidement affirmé. "A 15 ans, j'ai gagné un prix pour mon bon niveau en français. J'ai utilisé les 500 euros gagnés pour aller à Saint-Raphaël, afin de prendre des cours intensifs pendant deux semaines, logé chez l'habitant."
Quand la langue française devient une passion
A partir de là, le français devient une véritable passion qu'il pratique dès que possible. "Cela doit faire huit ou neuf ans que je regarde TV5Monde, ça me permet d'avoir entre autre une vision française sur ce qui se passe dans le monde. Je regarde très souvent les informations françaises pour savoir ce qui se passe là-bas. Cela va encore plus être le cas avec les élections qui arrivent en 2012."
Mais Christopher sait aussi qu'il est privilégié. "Mon père va souvent en Alsace pour son travail, il parle très bien français, comme mon frère Rob. Parfois on se met à parler français entre nous, pour garder l'habitude. Ma mère aussi connait quelques bases. C'est presque unique, très peu d'Irlandais peuvent parler français à la maison comme cela."
En revanche, hors de question de se sentir comme le seul Irlandais passionné par la France. Christopher cite notamment la French Society de Trinity College, composée d'environ 500 membres et qui organise régulièrement des débats en français. "J'y suis allé plusieurs fois, ils parlent si bien français que l'on croirait que c'est leur langue maternelle."
Jérôme Paquet (www.lepetitjournal.com/dublin) mercredi 13 juillet 2011







